24/04/2026
De la rue Baron Le Roy à la station du T3
Le 9 novembre 2012, à un mois de l'inauguration de l'extension du tramway T3a, nous écrivions :
La signalétique de la station Baron Le Roy n'oriente les voyageurs que dans une seule direction : la rue Baron Le Roy. Si elle s'apprête à devenir l'axe majeur de liaison entre Paris-Bercy et Charenton-Bercy, la rue Baron Le Roy n'est encore qu'un rêve et cette indication revêt un caractère d'humour noir quand on sait comment la rejoindre la rue Baron Le Roy à partir de cette station (source).

En août 2013, les piétons disposent enfin d'un itinéraire assurant (après l'escalade d'un rude escalier et la traversée de gare de la Rapée supérieure) la liaison entre la rue des Terroirs de France et le boulevard Poniatowski.
Ce chemin, reconnu comme provisoire, n'est pas praticable par les personnes à mobilité réduite.
Cet itinéraire (1,2 km) est toujours le plus court chemin encore bien loin de la liaison directe attendue (350 m) entre le 86 rue Baron Le Roy et la station du Tramway T3.
Mars 2026 : du nouveau !
Au cours de la dernière séance de la mandature 22-2026, le conseil de Paris a adopté la délibération :
2026 DVD 19 : Bercy Charenton (12e) - Convention d'occupation temporaire avec SNCF Réseau et bail civil avec FRET SNCF pour créer un cheminement piétons et vélos entre la rue Baron Le Roy et le boulevard Poniatowski.
Aménageur et maître d’ouvrage, la SEMAPA va pouvoir lancer la phase opérationnelle et démarrer les travaux cet été pour une ouverture en 2027. Ce cheminement (toujours provisoire) sera sécurisé, accessible à tous (PMR) et ouvert aux vélos. Il permettra de rejoindre plus facilement le boulevard Poniatowski et le Tramway. Il préfigure le prolongement de la rue Baron Le Roy, prévu dans le cadre de l’aménagement du futur quartier Bercy-Charenton.
08:11 Publié dans Voirie Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (1)
23/04/2026
Découvrez ou redécouvrez le jardin d'agronomie tropicale René Dumont
Si la saison vous inspire une petite escapade dans le bois de Vincennes et que vous voulez éviter les abords sufréquentés du lac Daumesnil, c'est le moment de découvrir ou de redécouvrir le Jardin d'Agronomie Tropicale René Dumont.
Le Jardin d’agronomie tropicale René Dumont se trouve en bordure nord-est du Bois de Vincennes, en lisière de Nogent-sur-Marne.
C'est sur ce site de près de 7 hectares qu’est créé en 1899 le Jardin colonial qui accueille notamment l'exposition coloniale de 1907. Aujourd'hui, la végétation exotique a presque entièrement disparu mais le lieu abrite encore différents vestiges du passé colonial français et fait également l'objet d'un programme scientifique relevant du développement durable et de l'écologie.

Crédit photo : Sonia Yassa/ Ville de Paris
Racheté par la Ville de Paris en 2003, le site du jardin d’agronomie tropical est ouvert au public depuis avril 2006. L'entrée du jardin se trouve 45 bis, avenue de la Belle-Gabrielle, bois de Vincennes. Si vous renoncez à vous y rendre à pieds ou à vélo, vous pouvez l'atteindre par le RER A : Station Nogent sur Marne. Horaires : de 9h30 à 20h00.Le Jardin d'agronomie tropicale abrite par ailleurs le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) qui intègre le Centre International de Recherche sur l'Environnement et le Développement (CIRED), la Cité du développement durable et la ferme urbaine participative V’île fertile.
08:02 Publié dans Vie du quartier | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paris
22/04/2026
L'Œil sur le petit patrimoine (16)
Nombreux sont ceux qui connaissent du 12e ses lieux emblématiques, ses monuments classés et ses espaces verts. Mais vous qui habitez l'arrondissement, connaissez-vous son petit patrimoine ?
Saurez-vous localiser ces petits trésors et nous dire leur origine ?
Seizième coup d'oeil :
Savez-vous où cette photo a été prise et ce qu'elle représente ? Oui, selon toute probabilité.
Notre précédent coup d'oeil :
Cette frise en grès orne les petits édicules EDF que l'on peut voir notamment au voisinage de la ligne 6 du métro parisien comme c'est le cas au niveau du 69 boulevard de Reuilly.
En novembre 2006, la Commission du Vieux Paris consultée sur le projet de démolition de celui situé boulevard de Picpus (au niveau de l'école Saint-Michel de Picpus) écrivait :
Cet édicule, à usage de poste de transformation et appartenant à EDF, appartient à la production en série soignée et dessinée d'après le modèle de l'architecte-voyer de la ville de Paris, Formigé en 1900. Il comporte encore une frise de grès signée Gilardoni, industriel marseillais connu pour sa production de tuiles mécaniques. Ce type de petit bâtiment public qui participe au mobilier urbain mis en place sous le Second Empire et la IIIe République est en train de disparaître et il serait judicieux de pouvoir en conserver quelques spécimens.
La commission a alors formé un voeu en faveur de sa conservation : elle a souhaité qu'EDF dresse un inventaire exhaustif des modèles similaires, initie un concours d'idées et propose la reconversion d'un certain nombre de ces édicules afin d'éviter leur obsolescence et leur disparition du paysage. Nous ne savons pas ce qu'est devenu ce voeu.
08:06 Publié dans "L'oeil du quartier" | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : paris
21/04/2026
Notre quartier au temps des usines : la Société des chéneaux Bigot-Renaux
Au sud du quartier Bel-Air Sud débute le quartier Vallée de Fécamp. Quelques pas vous suffiront pour vous trouver devant le 65 avenue Michel Bizot où un immeuble de Paris Habitat construit en 1988 permet d'accéder au jardin Ilan Halimi.
Quelques années auparavant, le lieu était occupé par le siège de la Société des chéneaux Bigot-Renaux.
63-65 avenue Michel Bizot vers 1970
Cette société a été fondée à Paris en 1871 sur les bases d'un très ancien site industriel de fonderie situé dans la Meuse. Entre 1875 et 1890 elle se spécialise dans la fabrication d'articles de fonderie pour le bâtiment : tuyaux, chenaux, châssis de lucarnes.
En 1899 elle installe ses bureaux et un dépôt au 63-65 rue Michel Bizot. Son usine principale est située à Laneuville (Saint-Joire / Tréveray, Meuse).
Spécialisée dans la réalisation de chéneaux et de tuyaux en fonte, la fonderie Bigot-Renaux a accompagné Guimard dans de nombreux projets comme le métropolitain, le Castel Béranger, le Castel Val à Auvers-sur-Oise ou encore l’hôtel Mezzara qui accueillera en 2027 le tant attendu Musée Guimard.
Cliquez pour accéder à la page où vous pourrez télécharger ce catalogue
La Société des chéneaux Bigot-Renaux a été active jusqu’aux années 1960–70 avant disparition. Le site industriel qui a été reconverti en coopérative agricole est recensé dans l’Inventaire du patrimoine culturel.
08:06 Publié dans Vie du quartier | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : paris
20/04/2026
Les prénoms de Paris
Re-publication d'un article du 06/06/2023
Le sujet que nous avons choisi d'aborder aujourd'hui nous a rappelé le titre d'une chanson de Jacques Brel. C'est pourquoi nous en avons donné le titre à cet article.
On connait la place Sans-Nom, quelques rues sans-nom, mais avez-vous remarqué que nombre de rues n'ont pas de prénom ?
Certaines ont, depuis leur dénomination, un nom précédé d'un prénom comme par exemple : l'avenue Michel Bizot, l'avenue du Docteur Arnold Netter, la rue Louis Braille, le rue Claude Decaen, la place Félix Eboué, la rue Albert Malet, l'avenue Armand Rousseau ...
D'autres, pour une raison que l'on ignore, dissimulent le prénom de la personnalité qu'elles honorent : le boulevard Poniatowski, la rue Rottembourg, la rue d'Aligre, la rue Sibuet, la rue Gossec, la rue Taine, la rue Santerre, l'avenue Lamoricière ...
À Paris en 2019, seules 12 % des voies et équipements publics portaient le nom d'une femme. Dans un souci de discrimination positive, la mairie de Paris a commencé à rajouter le prénom de femmes célèbres. Les premières à bénéficier de la mesure ont été la rue Récamier qui s’appelle désormais la rue Juliette Récamier et le boulevard de Rochechouart, qui est devenu le boulevard Marguerite-de-Rochechouart.
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Louise Hervieu |
Jeanne Jugan |
Marie Laurencin |
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Eugénie Eboué |
Elisa Lemonnier |
![]() Emma Calvé |
Dans le 12e, les 7 rues "féminines" mentionnent les prénoms de ces dames depuis leur dénomination : rue Elisa Lemonnier, passage Emma Calvé, rue Eugénie Éboué, rue Jeanne Jugan, rue Louise Hervieu, rue Marie Benoist, rue Marie Laurencin.
On se demande désormais combien d'années il faudra attendre pour que soient ajoutés les prénoms manquants de toutes les rues comme celles-ci :
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08:02 Publié dans Citoyenneté, Voirie Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : paris

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