06/07/2026
Demain la séance de juillet du conseil du 12e
Pour les conseillers municipaux récemment élus, le mois de juillet ne va pas se passer comme ils l'avaient prévu. En effet, la Mairie de Paris convoque une séance du conseil de Paris les 15, 16 et 17 juillet, ce qui perturbera quelque peu le week-end du 14 juillet de ceux qui y participent
De plus, ceux qui siègent seulement dans le 12e arrondissement, se réuniront demain mardi 7 juillet 2026 à 19h au chai de Bercy pour tenir la séance de juillet du conseil d'arrondissement.
L'ordre du jour initial est chargeable sur cette page du site du 12e.
Un projet de délibération a retenue plus particulièrement notre attention :
2026 DLH 158 : Location de l’immeuble 79, boulevard de Picpus (12e) à Paris Habitat OPH – Bail emphytéotique.
ndlr : la signature plus que probable de ce bail emphytéotique annonce le prochain comblement de la dent creuse où se trouve la magasin Damart et son remplacement par un immeuble d'habitation géré par Paris Habitat.
Comment ne pas s'indigner qu'une pareille opération soit possible au titre d'un PLU dit "bioclimatique" validé il y a quelques mois par l'actuel Maire de Paris alors que Construire sans densifier, c'est possible (article du 24 /06/2022 que nous re-publions aujourd'hui.
Par ailleurs, nous profitons de l'occasion pour reproduire ci-dessous un schéma paru dans le numéro d'été 2026 du magazine à Paris (page 34) afin d'expliquer le fonctionnement des conseils d'arrondissement et du conseil de Paris.
Rappel : le conseil est ouvert à toutes et tous. Faute de retransmission video, y assister physiquement est le seul moyen disponible pour apprécier la qualité des échanges entre nos élus.
07:51 Publié dans Citoyenneté, Démocratie locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paris
Construire sans densifier, c'est possible (re-publication)
Re-publication d'un article du 24/06/2022
Avec une surface de 105,4 km2 (bois compris) et une population de 2 165 423 habitants (population légale 2019), la ville de Paris présente une densité de 20 545 habitants par km2.
Au positif, cette exceptionnelle densité répond aux inconvénients écologique de l'étalement urbain et fait de Paris une ville naturellement du quart d'heure sans que soient nécessaires les préconisations de Carlos Moreno.
Au négatif, cette exceptionnelle densité est la cause du minuscule 5,8 m2 d'espace vert par habitant (ou 14,5 m2 en comptant les deux bois de Boulogne et de Vincennes), contre 36 m2 à Amsterdam, 45 m2 à Londres, 59 m2 à Bruxelles ou encore 321 m2 à Rome.
Seulement 7 capitales plus denses que Paris (Source: Forbes)
En dépit de cette situation les demandeurs de logements à Paris affluent. On y compte notamment :
- ceux dont le bail locatif n’est pas renouvelé par le propriétaire,
- les locataires ou propriétaires dont la surface habitable est devenue insuffisante pour leur foyer,
- ceux dont le logement actuel est vétuste voire insalubre et difficilement modernisable,
- ceux qui habitent ce qu'on appelle des passoires thermiques,
- ceux dont le logement est inadapté à leur condition physique (étage élevé sans ascenseur),
- ceux qui n'habitent pas Paris, mais y travaillent et tout particulièrement ceux qui sont astreints à des horaires où les transports en communs n'assurent pas de services,
- des étudiants non parisiens inscrits dans un établissement scolaire ou universitaire situé à Paris,
- ceux qui souhaitent simplement changer de quartier.
Naturellement, la ville de Paris doit s'efforcer de satisfaire toutes ces catégories de demandeurs soit à partir du parc existant, soit en autorisant de nouvelles constructions (logements sociaux ou du parc privé). Les possibilités financières du demandeur conditionnent évidemment le type de logement auquel il peut prétendre.
Ceci étant, pour que la densité de population parisienne n'augmente pas, ou mieux diminue, il est nécessaire contrôler en permanence que la surface totale habitable parisienne n'augmente pas.
Cependant, l'examen des permis de construire accordés montre qu'ils présentent tous un solde positif de surface entre la surface démolie et la surface de plancher autorisée. Deux exemples :
50 rue de Picpus - Gain 611 m2 (Cliquez pour agrandir)
7bis av de Saint-Mandé - Gain 654 m2 (Cliquez pour agrandir)
Alors, pour construire dans le respect du PLU afin de satisfaire la demande, rénover l'habitat sans pour autant surdensifier Paris, nous suggérons la règle complémentaire suivante :
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En cas de solde positif de surface de plancher (différence entre la surface autorisée et la surface démolie), le bénéficiaire devra compenser cette construction en finançant une surface égale de terrain non constructible. La ville assurera la consolidation (par quartier, par arrondissement ou autre) de ces surface et, après les démolitions nécessaires, créera les espaces verts correspondants. |
Ce sont des opérations de ce type qui ont permis de créer en leur temps le jardin Iian Halimi et le jardin Debergue ou plus récemment dans le 11e le jardin Truillot.
Comment ne pas penser à la formidable opportunité d'embellir le quartier Jardin de Reuilly qui aurait pu être saisie en appliquant ce principe à la Caserne de Reuilly que l'aménagement a fait passer d’environ 22 900 m2 de SHON à plus de 40 000 m2 de SHON.
En rouge, les nouvelles constructions
07:50 Publié dans Voirie Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paris

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