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15/03/2018

Vitesse excessive : les ralentisseurs sont-ils la solution ?

parisLes dispositifs pour inciter les automobilistes à réduire leur vitesse, notamment en ligne droite, sont nombreux et variés. On peut les classer en trois types :

  • les obstacles fonctionnels tels que passages piétons surélevés ou non, feux de signalisation, dont la mise en place résulte de l'analyse des flux automobile, cyclistes et piétons
  • les ralentisseurs de tous types n'ayant d'autre fonction que celle de forcer les véhicules motorisés à "lever le pied". Ce sont les radars pédagogiques, les coussins berlinois, les cassis, les dos d'ânes, les gendarmes couchés, les plateaux,
  • les tracés non rectilignes qui peuvent prendre la forme de rues sinueuses, de chicanes artificielles, voire de zones rétrécies imposant un passage alterné.

Les riverains voient souvent ces moyens comme LA solution pour apaiser et sécuriser leur environnement. Ils sont effectivement efficaces localement, mais le plus souvent ressentis par les automobilistes comme une brimade qui les amènent à accélérer une fois passé l'obstacle. Il ne faut pas en abuser.

Pourtant dans notre quartier, pour tenter d'apaiser les automobilistes, on n'a pas hésité à installer :

Un peu plus loin, rue Fabre d'Églantine, pourtant naturellement paisible, deux coussins berlinois sont récemment apparus.

paris

Des feux, des ralentisseurs, des passages piétons, c'est reconnaître que l'on n'a pas réduit l'emprise de la voiture. Recourir à de telles installations témoignent de l'échec des autres aménagements de voirie et du plan de circulation en vigueur. 

Toutes différentes sont les rues de Toul, de la Véga, du colonel Oudot (où curieusement se trouvent deux ralentisseurs), la rue Dagorno ou de la Voûte. Leur point commun : ce sont des rues naturellement calmes, ou il fait bon de promener en se sentant relativement à l'écart du bruit et des dangers de la ville.

Ces rues tiennent leur particularité à un tracé sinueux qui témoigne de leur passé. Elles existaient antérieurement aux travaux d'Haussmann à l'origine de ces axes rectilignes qui ont offert à Paris de belles perspectives et des alignements d'arbres, mais sont la source principale des excès de vitesse et du bruit qui les accompagne.

parisCertaines villes de France ont apaisé la circulation automobile en recréant des parcours sinueux au moyen d'un stationnement ou d'obstacles en chicanes.

Pour des raisons que nous ignorons, cette disposition n'est pas de mise à Paris. Dommage !

08:00 Publié dans Voirie Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : paris

Commentaires

Malgré la diminution des voitures immatriculées 75, le but de ces ralentisseurs multiples et variés est de faire baisser le nombre d'accidents, donc d'augmenter la sécurité. D'accord avec vous sur l'utilité de créer des sinuosités sur les voies rectilignes. C'est une solution préconisée par les professionnels dans d'autres villes.

Écrit par : Daliel | 17/03/2018

Concernant la rue Montempoivre que je connais bien, je constate qu'après le ralentisseur situé au niveau de la rue André Derain, les voitures accélèrent, prennent le ralentisseur situé après la dernière sortie de parking droit, en passant dans le caniveau, cela pour arriver le plus vite possible aux feux, avec la rue de la Véga et l'avenue Michel Bizot, soit le feu est vert, et l'accélération est pour en profiter, soit le feu est rouge, et l'accélération est pour gagner la pool position. Ce ne sont pas des ralentisseurs (coûteux) qu'il fallait mettre dans cette zone 30, mais un radar.

Écrit par : La Gazelle du 12 | 21/03/2018

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