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11/02/2009

L'oeil sur l'architecture du quartier (6)

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Cette déclinaison de l'Oeil du quartier vous propose de porter votre regard sur les édifices remarquables de notre arrondissement : nous alternons photos de bâtiments anciens et contemporains, connus ou plus confidentiels, nous vous inviterons à les identifier, nous dire si vous en connaissez l'architecte et nous faire partager votre appréciation les concernant.

Sixième coup d'oeil :

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Quel est cet édifice ? En connaissez-vous l'architecte ? Qu'en pensez-vous ?

Notre précédent coup d'oeil :

654110646.JPGLa plupart d'entre vous avez probablement reconnu la Petite Mairie d'Aligre dont l'histoire est peu connue :

La petite Mairie est le campanile d'un bâtiment plus important qui a été amputé de ses ailes en 1880.

Mais revenons au début :

L'Abbaye de Saint Antoine était propriétaire d'un vaste domaine situé hors des barrières de Paris et qui couvrait une bonne partie du 12ème arrondissement.

Le 27 avril 1776 un certain Jean François CHOMEL DE SERIVILLE acheta des terrains à cette Abbaye pour réaliser un projet de construction d'un marché destiné à desservir la population du faubourg Saint Antoine qui commençait à prendre de l'importance.

Il obtint l'autorisation de construire le marché le 17 février 1777. Ce chantier fut confier à l'architecte Nicolas LENOIR (1730 - 1810) et il pris fin en 1779. Le marché couvert pris le nom de Saint Antoine, puis celui de Beauvau, en l'honneur de Gabrielle-Charlotte de BEAUVAU CRAON, dernière abbesse de Saint Antoine. Ensuite il fut concédé à la Ville de Paris par décret impérial du 30 janvier 1811.

Pour faire face à l'accroissement de la population et, peut être aussi, dans la foulée des chamboulements apportés dans le quartier, par l'arrivée du train à la Gare de Lyon (1850), la halle a été restructurée en 1843 par l'architecte de la Ville de Paris Marc Gabriel JOLIVET (1793 - 1870). Cette opération accompagna de divers autres travaux telle la construction d'un lavoir jouxtant le marché, nommé Lenoir en l'honneur du premier architecte, au 9 rue de Cotte. La façade de ce lavoir a été déménagée en 1989 au 3 rue de Cotte après une bataille des riverains pour obtenir sa sauvegarde. En effet sa destruction avait été envisagée pour laisser place à un bâtiment municipal abritant notamment la crèche de la rue de Cotte.

Le marché Lenoir étant le deuxième marché de gros, avec les Halles, desservant Paris il était gardé et il fut érigé un pavillon avec campanile et deux ailes pour servir de corps de garde. Il n'y a aucune raison qu'un autre architecte que Monsieur JOLIVET, ait été appelé pour réaliser ce dernier bâtiment. De même tout porte à croire que sa construction a été synchronisée avec la rénovation du marché couvert.

En 1880, face à l'accroissement du nombre d'accidents (180 par an environ) dû certainement à l'affluence de la clientèle attirée par ce marché un peu particulier et à l'étroitesse des rues adjacentes, le Conseil de Paris refusa d'agrandir le marché couvert et décida d'abattre les deux ailes du pavillon des gardes et de créer la place d'Aligre pour augmenter la superficie du marché de plein air. Seul le campanile fut conservé.

Voila l'histoire d'une petite Mairie qui aurait bien besoin que les pouvoirs publics lui refasse une beauté qu'elle a un peu perdu.

Merci à Robert Mazet, conseiller de quartier d'Aligre Gare de Lyon et fidèle lecteur qui nous a transmis ces informations.

 
 

08:16 Publié dans "L'oeil du quartier" | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : paris

Commentaires

Bonjour,
Je suis vraiment ravie de trouver ces infos sur la Petite Mairie.
Le texte comportant qq fautes d'orthographes, je vous propose, si vous l'estimez utile, de vous l'envoyer corrigé mais sans rien y changer bien sûr. Il vous suffira de me dire à quelle adresse mél l'envoyer.
Bien cordialement
Martine

Écrit par : GERBIER Martine | 20/01/2014

Ah ! Ah ! Martine, tu ne seré pas instit (euh, professeure des zécoles, pardon) ou prof de francé ? Allé té démaské !
Crâ

Écrit par : Le Corbeau | 21/01/2014

@ Martine Bescherelle
Les responsables des fautes seront recherchés et punis pour ces « coquillettes »
Vous avez raison , Il est indécent de publier un tel texte qui torture la syntaxe et brocarde l’orthographe.
Dorénavant M. le rédacteur : transmettez vos publications à Dame Bescherelle !

Écrit par : bernard | 21/01/2014

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