20/02/2026
L'art urbain qualifié de durable l'est-il vraiment ?
En novembre 2020, Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la Maire de Paris annonçait la publication d'un Manifeste pour une nouvelle esthétique parisienne.
En 2021, peu après avoir publié ce manifeste et listé les actions prioritaires à mener pour y parvenir, la municipalité parisienne a prétendu embellir nos quartiers en lançant une série de chantiers qui se sont surtout traduits par des voies cyclables, quelques plantations mais aucun ajout d'oeuvres d'art.
Depuis une dizaine d'années, l'art urbain se réduit à de l'art éphémère essentiellement constitué de peintures murales ou au sol. Par leur nature, ces oeuvres coutent moins cher que des oeuvres durables, et n'incitent guère à des dépenses d'entretien.
Ce qui est plus préoccupant, c'est de constater que les oeuvres d'art prétendues durables ne bénéficient pas non plus des soins pourtant nécessaires à leur pérennité. Ainsi :
. la mosaïque qui ornait la façade du collège Courteline se dépouille d'année en année de ses pièces sans que cela ne semble déclencher la moindre réaction des élus.
. de nombreuses oeuvres ont perdu leurs cartels sans que la direction du patrimoine ne songe à les remplacer.
. la fontaine du square Van Vollenhoven est hors d'eau et si dégradée que l'on songe paraît-il à la transformer en jardinière.
La fontaine en août 2015
La fontaine en février 2026
. dans le parc de Bercy, le Canyoneaustrate qui a depuis longtemps perdu son aspect d'origine (voir cet article de 2019) est confié au POPB qui prévoit de le mettre en vitrine en dessous du niveau de la terre. Voir ci-dessous la reproduction partielle de cette page du site de la Mairie du 12e (MAJ du 16/12/2025).
08:06 Publié dans Citoyenneté, Voirie Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paris

Contact





Écrire un commentaire