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15/04/2016

Du style haussmannien au style "ranch"

parisLes quartiers de Paris, même périphériques comme le notre, sont encore aujourd'hui fortement marqués par l'oeuvre du baron Haussmann.

Son empreinte est évidemment présente dans le tracé des avenues et l'architecture de 60% des immeubles parisiens mais également dans nombres d'aménagements et mobiliers urbains.

Des créateurs contemporains comme Patrick Jouin, Jean-Michel Wilmotte ou Emmanuel Cairo nous ont gratifié de mobiliers urbains qui honorent la réputation de la capitale. Malheureusement, cette époque semble révolue. Pour concilier ses engagements, son souci de plaire et les contraintes budgétaires de la ville, la Maire de Paris a opté pour le style "ranch". Quelques exemples :

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Bancs style "Paris" version baron Haussmann

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Bancs style "ranch" version Anne Hidalgo place de la Nation

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ou place de la République

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Edicule style "Paris" version baron Haussmann

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Edicule style "ranch" version Anne Hidalgo

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Jardinières de style "parisien" (Cribier)

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Jardinière style "ranch" version Anne Hidalgo

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Voire pire comme ici place Félix Eboué ...

La récente plantation de 21 arbres rue de la Brèche aux Loups montre que l'on sait encore les faire, la mairie préfère ce type d'enclos misérables et envahissants :

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rue de la Brèche aux Loups : plantation classique

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le style "ranch" devant le 150 av Daumesnil

Le phénomène continue à se propager : devant la Maison des Associations du 12e installée dans le remarquable bâtiment et le jardin de l'ancienne gare de Reuilly, deux misérables caisses ont été installées sur le trottoir de l'avenue Daumesnil. On cherche vainement l'affichette d'autorisation d'étalage.

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Entrée de la Maison des Associations du 12e - 181 av Daumesnil

Espère-t-on qu'un pareil décor va attirer à Paris les touristes du monde entier que l’on prétend séduire ?

Non seulement cette médiocrité, qui ne peut avoir d’autres explications que l’impécuniosité de la ville, dégrade nos quartiers et Paris tout entier, mais ces installations qui n’inspirent ni admiration ni aucun respect ne peuvent qu’inciter les parisiens à la malpropreté et aux incivilités. Nous en avons chaque jour la preuve.

07:58 Publié dans Voirie Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : paris

Commentaires

Bravo ! Bien dit !

Écrit par : Laurent | 15/04/2016

Le style Louis Caisse est vraiment misérabiliste. Est ce l'impression que Anne Hidalgo veut donner de Paris ?
La propreté de Paris donne de plus en plus à redire.

Écrit par : JP | 15/04/2016

Ce que je ne comprends pas, c'est que le style haussmannien est mondialement reconnu, aimé, et attire chaque année des millions de tourismes... Alors pourquoi vouloir à ce point en changer ?
Chercher une évolution dans la continuité, à la rigueur... Mais là: des poutres en bois! Sérieusement ? Où est le beau ? L'esthétique ? L'harmonie ? Où est Paris ?

Écrit par : Synchronyme | 15/04/2016

Je ne suis pas d'accord. Il faut revenir à l'essentiel,à la nature, aux choses simples. A quoi sert cette magnifique fontaine (de Gabriel DAVIOUD) de la place Daumesnil en pierre de taille? Nos jeunes élèves l'occupaient hier vers 17 h en s'abritant sous la vasque inférieure. Voilà une destination utile. Nous vivons une époque moderne. Soyons ouverts aux aspirations de nos jeunes.

Écrit par : Philippe | 15/04/2016

Bravo pour cette analyse, et/ou vision, près pertinente. Très bonne mise en évidence de l'évolution apportée.
Cà fait partie des évolutions inéluctables :
- faut-il s'attacher à tout prix au passé aussi prestigieux soit-il ? je ne le pense pas;
- mais il est vrai que les photos illustrant les évolutions apportées (en particulier le non-entretien des "jachères" entre les arbres) interpellent aussi sur les raisons de celles-ci ---> vers une réponse souhaitable de la Ville ?

Écrit par : marie-france | 15/04/2016

Anne ,bourgmestre de Paris, a –elle conscience qu’en installant ces bancs "ranch", que l’hidalgo assis auprès de sa belle risquait, au moment de l’embarquement pour Cythère , de se révéler muet du sérail à cause d’un bois vermoulu ou du manque d’espace ?!

Écrit par : bernard | 16/04/2016

Ouh la, il ne faut pas non plus trop forcer le trait. Les caisses de la place sans nom sont une initiative de l'école du Breuil et elles étaient là bien avant Mme Hidalgo. Elles viennent de recevoir un nouveau vernis, mais le problème est plutôt ce qu'elles contiennent (plus grand chose). Ensuite il me semble que les enclos que vous qualifiez de "misérables" sont mis en place pour protéger les très jeunes arbres le temps qu'ils prennent des forces (il y a des copeaux autour) et ne sont en rien un choix esthétique de la dite Mme H. Bon, les bancs en poutres, c'est vrai que ce n'est super beau, mais il paraît qu'ils permettent plein de combinaisons (vus sur les nouveaux quais piétons ou le long de la bibliothèque universitaire Paris 7 Diderot).

Écrit par : Olivier | 21/04/2016

Le style ranch semble un recyclage de palettes de bois.
Le rêve c'est la plantation de fleurs, de légumes et de plantes diverses par les riverains et l'entretien assuré par ces mêmes riverains. Quelques rares pieds d'arbres sont fleuris, mais hélas beaucoup d'autres sont le réceptacle d'objets divers. Même les troncs d'arbres coupés servent de poubelles.

Écrit par : La Gazelle du 12e | 22/04/2016

J'ai quitté le quartier pour nancy et quand je vois cela je ne regrette pas. Comment peut-on faire aussi minable ?

Écrit par : Jan | 22/04/2016

Je me demande si ces accumulations de poutres servant de bancs n'ont pas pour but, par leur inconfort, d'empêcher qu'on s'y attarde... Une nouvelle façon de chasser les SDF. Ce qui est certain, c'est que les seniors aussi ne peuvent pas s'y reposer en plein air tout en rompant leur solitude.

Écrit par : Daliel | 06/05/2016

article pédant et prétentieux.

Écrit par : Ana | 11/10/2016

Les commentaires sont fermés.