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02/12/2016

Triste massacre au 112 avenue Michel Bizot

Nous avons récemment découvert qu'en 1941, le 112 avenue du Général Michel Bizot avait été le théâtre d'un bien triste massacre.

parisPierre Jahan est un photographe et illustrateur français né le 9 septembre 1909 à Amboise, puis installé à Paris en 1933 où il s'est éteint le 21 février 2003.

parisEn 1941, une amie peintre téléphone à Pierre Jahan pour lui dire qu’en face de chez elle, dans un entrepôt du 12eme arrondissement, d’étranges camions arrivent bâchés, d’où émergent têtes et bras de statues. Le photographe se rend sur place et découvre que ces statues sont destinées à être brisées et fondues pour que le métal puisse être envoyé en Allemagne. Les savants, les philosophes du siècle des Lumières, les héros de la révolution : tous sont déboulonnés et passent au pilon. 
Avec l’accord des ouvriers qui travaillent là, Pierre Jahan, par un glacial matin de décembre, utilise quelques unes de ses dernières lampes flash pour immortaliser l’instant. Le ciel est sombre, la séance ne dure que quelques heures. 
Un chaos symbolique et poignant se lit sur les clichés qu’il développe ensuite. 
Mais la guerre passe et une horreur autrement plus puissante se fait jour : celle des camps de concentrations. Face aux vies fauchées, Jahan range ses statues brisées. C’est son ami Cocteau qui les découvrira dans les archives du photographe, et lui proposera de les faire publier accompagnées d’un texte de son cru.

Source : L'Express-Guillaume Crouzet-2008

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Voir cette page (en anglais) du site de MESSYNESSY
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Parmi les statues photographiées par Pierre Jahan, se trouvaient les crocodiles réalisés en 1908 par le sculpteur animalier Georges Gardet, et installés place de la Nation dans le bassin qui entourait alors Le Triomphe de la République de Jules Dalou. Ces crocodiles crachant des jets d'eau vers le groupe monumental représentaient l'impuissance des ennemis de la République. 

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Fontaine place de la Nation, vers 1932
Photo Eli Lotar (Cliquez pour agrandir)

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