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14/04/2006

La propreté de Paris : une vieille histoire.

Le site L'Histoire en Ligne nous informe sur la longue histoire de la propreté de Paris. Voici ce qu'on peut y lire :

Le Service du nettoiement de la Ville de Paris est l’héritier d’une organisation qui semble avoir pris naissance lorsque Messire Jean Sarrasin, nommé Voyer de Paris par Louis IX prescrivit en 1270 que les rues de Paris seront nettoyées lorsque le Voyer en publiera l’ordre en faisant crier le "ban".
C’est sous l’impulsion de Charles VI, Henri IV, Louis XIV, Louis XV et de grands Administrateurs tels M. de la Reynie en 1667 et M. de Sartines en 1767 que ce service va enfin se développer.

Jusqu’au XVIIè siècle, les Parisiens ont les pires difficultés à se frayer un chemin au travers des immondices recouvrant les rues et chemins de la capitale. Il faut savoir que les habitants des maisons ont pour habitude de se débarrasser de leurs déchets en les jetant par les fenêtres sans se préoccuper du point de chute : on risque à tout moment de se retrouver couvert d’ordures ménagères, du contenu de chaise percée ou autres liquides malodorants.

Pourtant, l’ordonnance du Châtelet, fait obligation à chaque habitant d’entretenir le devant de sa maison jusqu’à la moitié de la rue et de transporter les déchets hors la ville.

Louis XIV, n’apprécie pas que Paris passe pour la ville "la plus sale d’Europe". Il veut que cette capitale soit digne de son règne. C’est Colbert qui s’attaque au problème en étudiant la création d’un service de voirie.

Gallyot, commissaire au Châtelet, est nommé inspecteur général de l’Entreprise de nettoiement. Il est chargé de recruter un nombre suffisant de personnels et de commissaires responsables, dans chaque quartier, d’organiser les travaux de ramassage et de percevoir les taxes auprès des riverains. Mais les désaccords qui existent entre ses commissaires et lui font que la propreté de Paris n’évolue guère.

Colbert se fâche, et nomme un Lieutenant général de police, La Reynie, doté des pouvoirs que pourrait avoir un préfet de police de nos jours. La Reynie fixe immédiatement un règlement pour l’assainissement de la capitale. Les Parisiens avaient toujours de bonnes raisons pour demander l’exonération de la taxe de voirie et celle-ci était déficitaire.

La Reynie la rend obligatoire pour tous, seuls seront exemptés l’Hôtel-Dieu et certaines institutions charitables. Un recensement de toutes les maisons de la capitale est effectué avec le nom des habitants, le détail des enseignes. Dans chaque quartier une commission composée de notables est chargée de tenir ce rôle à jour chaque année. Tous les immeubles ainsi répertoriés seront passibles de la taxe, payable tous les six mois et d’avance. En cas de non-paiement le débiteur est menacé de saisie.

C’est au receveur de quartier qu’il incombe de passer un marché avec un entrepreneur. Ce dernier doit respecter scrupuleusement le cahier des charges établissant le nombre d’hommes et le matériel nécessaire à la bonne exécution du travail.

L’Ordonnance de police du 5 mai 1668 prévoit un nettoyage quotidien des rues, des inspecteurs surveillent le déroulement des opérations, signalent les négligences et fixent le taux des pénalités si le contrat n’est pas respecté. Les habitants doivent nettoyer devant leur maison tous les matins, mettre les boues en tas le long du muret et nettoyer leur portion de rue à grande eau.

Il est interdit de jeter ou déposer des déchets dans la rue. Ils doivent être portés chaque matin dans les tombereaux dont le passage est signalé par un son de cloche.

Les ordonnances du lieutenant général ne sont pas très bien accueillies. Les corporations, le prévôt des marchands voient dans ces mesures une violation des usages. La Reynie reste inflexible, les contraventions pleuvent : les réfractaires se soumettent. Paris devient tellement propre que des observateurs étrangers viennent sur place pour s’en rendre compte.

Service d’Etat, la voirie devient municipale par un décret du 6 juin 1790. Le 17 février 1800 elle est confiée au Préfet de police, puis en 1859 au Préfet de la Seine. Le 26 mars 1873, l’obligation de balayage est supprimée pour les riverains. En 1884 c’est l’usage de la poubelle (du nom du Préfet de la Seine) qui est imposé.

11/04/2006

Le trouble-jeu des Forains

En marge de l’information nationale, nous avons pu apercevoir, dimanche soir sur FRANCE 3 Ile-de-France, un reportage sur la situation provoquée par les Forains, Foire du Trône.
De quoi s’agit-il ? Tout d’abord de concertation, la Mairie du XII° depuis l’arrivée de Michèle Blumenthal, a largement fait appel aux habitants pour qu’ils donnent leurs avis sur tel ou tel projet, relayant dans l’arrondissement la politique initiée par Bertrand Delanoë : Plan Local d’Urbanisme, Plan de Déplacement, Grand projet Urbain de renouvellement urbain, etc...
La Mairie du XII° s’appuie sur les Conseils de Quartier et tente également de réunir autour d’une table tous les acteurs concernés pour aborder tel ou tel problème propre au quartier ou à l’arrondissement.
C’est ce qui a été fait avec la Foire du Trône et de nombreuses solutions ont été apportées : limitation des nuisances sonores la nuit, navettes gratuites et... limitation de la circulation et du stationnement autour de la Foire. Le problème du stationnement rejailli largement sur Bel Air Sud, nous avons pu nous en rendre compte lors de la dernière réunion publique du Conseil de Quartier qui s’est tenue au Lycée Elisa Lemonnier. Si nous nous félicitions de l’écoute et des actions qui sont menées par les élus, il arrive que le processus de concertation échoue et le reportage de dimanche montrait un élu désemparé, un policier qui « avait des ordres » et ces ordres n’étaient visiblement pas en cohérence avec ce qui s’était préalablement décidé en Mairie d’arrondissement. Pour finir, le reportage montrait encore quelques images de Forains goguenards, drapés dans « le bon droit » de les laisser faire de l’argent : moyennant quoi, poteaux arrachés, chaussée défoncée : le bien public soumis aux intérêts de l’argent.

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Cette affaire appelle plusieurs réflexions :
Quelle concertation est-elle possible sitôt que, la Foire du Trône ouverte, on s’appuie sur des engins mécanisés pour procéder à des destructions ? Comment peut-on faire confiance aux représentants des Forains si les décisions prises lors des concertations ne sont pas respectées ? Les Forains jouent là un jeu dangereux car les habitants des abords de la Foire du Trône ne sont pas tous de grands supporters de la Foire et de tels comportements ne sont pas propres à attirer la sympathie.
Qu’en pensent les Conseillers de Quartier de Vallée de Fécamp ? Bénévoles, ils se sont investis dans cette démarche de concertation mais devant de tels résultats, est-ce que le processus de participation dans le XII° va perdurer ?
Cet événement montre que les zones de « non-droit » sont bien plus rapidement et plus facilement organisables que les zones de droit. Ce petit chapitre dans l’histoire du XII° montre aussi comme le processus de participation à la vie citoyenne est difficile à faire vivre à Paris : la Mairie d’arrondissement travaille avec les habitants et engage une réflexion, organise un processus de participation avec l’ensemble des parties mais c’est finalement l’Hôtel de Ville qui décide, les Forains ont pleinement conscience de la faiblesse du pouvoir des élus de l’arrondissement. Sans parler de la Préfecture qui « laisse faire » et ce pauvre fonctionnaire de Police qui, dans ce reportage, a répété à l’envi qu’il « a des ordres d’en haut » même si ces ordres sont en contradiction avec le respect du bien public... Scène assez pitoyable saisie par le cadreur de France 3.
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Reste le problème de l’argent : combien rapporte à la Mairie l’organisation de la Foire ?
Quelle réponse l’Hôtel de Ville , si prompt à balayer le processus mis en place par la Mairie d’arrondissement peut apporter aux habitants, à leurs problèmes de stationnements, aux nuisances supportées ?
La participation des citoyens à Paris est bridée par le pouvoir d’une Mairie centrale qui tire les ficelles de la bourse et tient les Maires d’arrondissement comme un seigneur tiendrait ses vassaux (ou ses courtisans). Le pouvoir reste trop centralisé pour que les élus puissent s’engager sur des actions et s’appuyer sur les Conseils pour mettre en œuvre des politiques de territoire. La Loi sur la décentralisation des villes de Paris, Lyon, Marseille est ainsi (mal) faite.
Le 17 Mai, les Conseillers de Quartier de l'arrondissements se réunissent tous en mairie, nul doute que cette faiblesse du pouvoir propre aux élus d’arrondissement y sera abordée.

Yves Ortega
Conseiller de Quartier Bel Air Sud

10/04/2006

Associations 2006

Les Associations Graine de partage et ANTICOR nous informent qu’elles ont commencé leurs campagnes d’adhésion pour l’année 2006.

Rappelons que Graine de Partage est une association locale qui, entre autres actions, a besoin des habitants pour venir en aide dès ce printemps aux enfants du quartier en les aidant à définir les priorités du jardin pédagogique Montempoivre (sur la promenade plantée) et de préparer les aménagements du jardin partagé du square Charles Péguy. Graine de Partage prépare une fête le 21 juin où vous pourrez rencontrer les bénévoles des cette association tournée vers les enfants.
Vous pouvez dès à présent prendre contact avec M. Brossolet, l’un des fondateurs de cette association à cette adresse.

L’association ANTICOR dont Eric HALPHEN est le parrain, a déjà organisé plusieurs débats à la Mairie du XII°
ANTICOR est une association qui a pour but de lutter contre la corruption et dénoncer les mécanismes de financement nuisibles pour toutes les strates de la société. Pour toutes informations ou demande d’adhésion, n’hésitez pas à prendre contact avec Jean Pierre Roux par courriel ou par téléphone : 01 48 83 65 52 ou 06 64 51 40 03.

28/03/2006

Propreté et Citoyenneté

Jean-Pierre Guis (Maire-adjoint du 12ème, délégué à la voirie, à la propreté et à la collecte des déchets) a récemment répondu à l'une de nos lectrices qui lui posait des questions et formulait des propositions concernant le propreté des rues. Nous avons pensé que ce dialogue pourrait intéresser nombre d'entre vous.
Le voici :


  • Il traîne souvent sur les trottoirs des sacs "Propreté de Paris" qui donc attirent d'autres ordures. Pourquoi dès qu'ils sont pleins ne pas les évacuer? A Poissy (banlieue ouest) les balayeurs ont une voiturette où ils peuvent mettre 3 sacs et non 1 comme à Paris. Et dès qu'ils sont pleins il faudrait que les balayeurs puissent trouver une petite camionnette qui stationnerait dans le voisinage pour se débarrasser de leurs sacs. Ce serait un gros progrès dans la propreté.

  • En règle générale, les sacs de ces poubelles sont changés par les agents au moment de la collecte des ordures ménagères, le soir. Mais si dans la journée un agent constate pendant son balayage que le sac d'une de ces poubelles est plein, il a pour consigne de le changer. Mais il ne sera évacué que le soir, car les camionnettes dans la journée sont affectées à d'autres tâches, notamment à la "maraude" qui permet de ramasser les tas d'encombrants sauvages, c'est à dire déposés sur les trottoirs sans avoir été préalablement déclarés par téléphone.
    Il faut savoir que les moyens matériels et humains de nos équipes, même s'ils ont augmentés ces dernières années, ne sont pas extensibles à l'infini - sauf à augmenter les impôts des Parisiens, ce que Bertrand Delanoë s'est engagé à ne pas faire en cours de mandature. Nous préférons inciter les habitants à ne pas salir, par des campagnes d'éducation au civisme, que ce soit par voie d'affiches, ou par des campagnes ciblées dans certains secteurs, ou encore par des sessions d'information et de sensibilisation à la propreté auprès auprès des enfants dans les écoles, en sachant que bien souvent ce sont les enfants qui éduquent les parents et non l'inverse... Et avec ceux qui persistent à mal se conduire, une politique de répression sévère est appliquée : par exemple, en 2005, plus de 1500 PV de 183 € ont été dressés, pour dépôts non signalés, non ramassage de déjections canines, etc... Sur ce dernier point, le résultat est net : selon nos inspecteurs en civil, plus de 80% des propriétaires ramassent désormais (contre à peine 10% il y a quelques années).

  • Pourquoi ne pas prévoir l'enlèvement des "monstres" ( dus aux déménagements) avec de gros camions 2 fois par semaine et à jours fixes? car il y a d'es rues et des angles de rues qui en sont envahis (apport d'autres immeubles plus lointains) et cela peut rester 1 semaine et même plus avec un rajout quotidien.

  • Il faut impérativement signaler les "monstres" et aux encombrants au service (01 43 41 74 44) car cela permet de rationaliser les tournées des camions, et d'évacuer rapidement ces objets qui, s'ils ne sont pas signalés, peuvent effectivement rester longtemps sur le trottoir comme vous le soulignez à juste titre, d'autant qu'il y a dans le 12è arrondissement plus de 170 km de trottoirs !

  • Les éboueurs ne ramassent que les containers et s'il reste à côté des cartons ou autres, ils restent sur la chaussée jusqu bon vouloir de vos services. Cela n'est pas normal. Les éboueurs devraient avoir l'obligation de tout ramasser.

  • Votre remarque est fondée : les agents ne ramassent pas toujours les déchets qui ne sont pas présentés comme le règlement l'exige, à savoir dans des bacs. La raison en est simple : la collecte des ordures est "minutée" afin de ne pas durer trop tard dans la nuit dans les quartiers qui sont en "queue de collecte", ce qui génèrerait des nuisances sonores pour les riverains, afin aussi que les gardiens d'immeubles puissent rentrer les bacs avant d'aller dormir, ce qui "libère" les trottoirs pour les piétons qui le matin partent de chez eux. Si les agents avaient pour consigne de ramasser systématiquement (et à la main) tous les dépôts qui trainent à côté des bacs, la collecte serait ralentie, ce qui poserait en plus des problèmes d'encombrements des rues et de blocage de la circulation, notamment dans les rues étroites.

    Ceci dit nos procédures changent régulièrement, car nous essayons d'optimiser le service rendu, en tenant compte notamment des suggestions qui nous sont faites. Mais je reste persuadé que la propreté de Paris dépend avant tout d'une prise de conscience citoyenne : ne salissons pas pour que nos quartiers restent propres. Cette culture existe notamment dans les villes de l'Europe du Nord où la répression des incivilités est pratiquée depuis des décennies.
    A Paris, il nous faudra encore un peu de temps sans doute, mais ce qui a été obtenu pour les déjections canines le sera également pour les encombrants, j'en suis convaincu.

  • 09:50 Publié dans Citoyenneté | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : Paris 12ème

    27/03/2006

    Printemps de la Démocratie

    Beaucoup de motifs de satisfaction pour cette quatrième édition du Printemps de la Démocratie qui vient de se tenir ce Samedi sous les lambris de l’Hôtel de Ville.

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    Cette nouvelle édition a tenu compte des souhaits des Conseils de Quartier et fait oublier la calamiteuse édition de l’année passée. Les Conseillers de Quartier ont été accueillis dans les Salons de L’Hôtel de Ville par Marie-pierre de la Gontrie, Adjointe au Maire de Paris, Chargée de la Démocratie Locale et des relations avec les associations.
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    Il y a pu avoir des échanges nombreux entre Conseillers et des débats (sans doute trop courts) ont été proposés par l’Observatoire Parisien de la Démocratie Locale autour de quatre thèmes :

  • Bilan et perspectives des concertations mises en débat.
  • Les acteurs de la société civile partenaires des instances de démocratie locale ?
  • Comment ouvrir les instances de démocratie locale à des nouveaux publics ?
  • Des projets aux réalisations : 4 ans après, bilan et perspectives.

    Une synthèse a restitué les principaux éléments des réflexions menées dans les 4 ateliers et a surtout pointé la grande hétérogénéité des 121 Conseils de Quartier Parisiens.
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    L’émergence des Blogs et des sites propres à chaque quartier a également été pointée et montre la volonté des Conseillers de donner de la visibilité à la Démocratie participative en dehors du cadre établi par la Mairie.
    Les Conseillers ont également pu se retrouver autour d’un buffet à l’issue de cette matinée, mais également autour de points d’accueil représentant chaque arrondissement.
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    Des fiches d’expérience de tous les arrondissements étaient également disponibles ce qui permet d’approfondir, une fois la rencontre terminée, la connaissance de ce qui est réalisé par chacun.
    Le fait de se réunir et de discuter permet aussi d’échanger des éléments d’information qui manquent parfois aux Conseillers. Il est aussi important de noter comme la Charte de chaque arrondissement est importante et qu’il faut mieux la connaître et parfois, la remettre en cause. Lorsque l’on voit que dans le XVIème, les habitants, lors des réunions publiques n’ont pas droit à la parole, on peut légitimement se poser la question de la place que souhaite donner cette mairie à son Conseil de Quartier.
    Par ailleurs, des lieux ressources importants ne sont pas connus par les Conseillers comme l’ADELS qui travaille depuis plus de 50 ans sur la participation des habitants à la vie de la Cité. L’Institut d’Etudes Politiques de Paris s’intéresse aux Conseils de Quartier depuis leur création et l’on peut trouver au Centre de Sociologie des Organisations , des études très pertinentes sur les Conseils et en particulier un travail très approfondi réalisée par Mlle Melody HOUK sur les Conseils de Quartier du XX° arrondissement.
    Sans oublier les séminaires et le rapport annuel de l’Observatoire Parisien de la Démocratie Locale qui est une véritable mine d’or sur l’activité des Conseils et des autres instances de Démocratie mises en place par le Pouvoir Politique.
    Un autre point qui a été souligné est la grande difficulté des Conseils à entraîner dans la participation les actifs. Clémentine Autin, Adjointe au maire chargée de la Jeunesse a défendu la politique de l’Hôtel de Ville qui a mis en place des Instances spécifiques pour des catégories de population qui manquent cruellement dans les réunions des Conseils : jeunes, populations étrangères, tous ces habitants qui ne prennent pas part aux Conseils. Pour Clémentine Autin, les instances spécifiques : Conseil de la Jeunesse, Conseil de la Vie étudiante, Conseil de la Citoyenneté des Parisiens Non Communautaires ont une utilité car il n’y aurait pas prise de parole de ces habitants s’ils venaient participer aux Conseils. Ce n’est pas ce que pensent la plupart des Conseillers interrogés sur le sujet et c’est en contradiction avec les propos recueillis dans le dernier rapport de l’O.P.D.L où l’on ressent bien le besoin des jeunes d’être associés et non pas séparés des autres instances de participation (témoignages de Nina Deslandes, de Jeanne Tellez et d’Eddery Chan de la page 67 à 71 du rapport en date de Septembre 2005 de l’Observatoire)
    En saucissonnant les Instances Démocratiques, on prive les Conseils de sang neuf, on ne favorise pas la rencontre et l’échange entre générations, la rencontre culturelle entre habitants qui est créatrice de connaissance et de lien social. Comment un actif, travaillant en temps plein peut-il à la fois prendre part à un Conseil de la Citoyenneté des Parisiens non Communautaires tout en s’investissant également dans son Conseil de Quartier et avoir une vie de famille? On ne peut à la fois faire travailler les Conseillers de Quartier sur le manque de présence de catégories d’habitants et les « enfermer » par ailleurs dans des Instances spécifiques.
    Coté population active, mis à part les traditionnelles solutions visant à décaler les horaires de réunions publiques et qui souvent ont été testées dans certains Conseils, il a été proposé d’alimenter, pour les bénévoles en activité, un compte épargne temps lorsque ceux-ci doivent prendre des disponibilités pendant leur temps de travail pour pouvoir rencontrer les représentants des Directions Techniques de la Ville de Paris, les élus...
    Beaucoup d’exemples de participation active venant de villes de Seine-St Denis sont cités par les Conseillers appartenant à l’Observatoire comme modèles d'inspiration pour les Conseils de Quartier Parisiens.
    Marie-Pierre de la Gontrie a clôturé la matinée en assurant que le lien entre les demandes des Conseillers, les Mairies d’arrondissement et l’Hôtel de Ville serait mieux assuré et que les réponses aux Vœux émis par les Conseillers leur parviendraient plus rapidement.
    C’est certainement une amélioration attendue par les Conseils mais cela ne règle pas le problème de fond : celui du manque de pouvoir des Mairies d’arrondissement face au pouvoir de l’Hôtel de Ville car quelle déception lorsqu’un Conseil s’engage avec sa Mairie dans un processus de consultation, que des décisions soient actées et que tout le dispositif de consultation soit cassé par une décision unilatérale de l’Hôtel de Ville.
    Nous reviendrons sur cette rencontre riche de rencontres et d’échanges qui, malgré les réserves que nous avons pointées, peut être qualifiée de succès au vue d’une Démocratie Participative qui n’est à Paris, qu’à ces balbutiements mais qui ne demande qu’à grandir.
    Yves Ortega
    Conseiller de Quartier B.A.S

  • 16/03/2006

    Réunion Publique d'ANTICOR dans le XIIème

    L’Association ANTICOR organise une réunion d’information sur ses activités, le samedi 18 mars à 14H dans la salle de réunion du 1er étage de la Mairie du 12° arrondissement de Paris au 130, avenue Daumesnil.
    Cette association expliquera ses objectifs de lutte contre la corruption dans notre société et en particulier sa recherche d’appui auprès des femmes et hommes politiques de tout bord pour s’engager activement dans la lutte contre la corruption. À l'issue de cette réunion, l’association tiendra son Assemblée générale et remettra dans la soirée le prix de l’éthique et le prix de la casserole.
    Pour tout renseignement complémentaire sur cette rencontre: associationanticor@yahoo.fr

    09:00 Publié dans Citoyenneté | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Paris 12ème

    07/03/2006

    Travaux des commissions

    Des nouvelles des Commissions :

    La commission Environnement & Civisme (précédemment "Civisme–Citoyenneté") s’est réunie le 16 janvier dernier. Elle a fait état des marches réalisées dans notre quartier et a fait remonter aux élus les problèmes constatés au cours de ces différentes marches : objets encombrants, tags... La commission communique le numéro de téléphone qui doit être appelé pour faire effacer les tags : 0800 67 67 67.

    La commission propose d’étudier la possibilité de mettre en œuvre, comme dans certaines villes américaines, des «caninettes».

    La commission a engagé une réflexion sur le « pigeonnier » du XIIème, sur son utilité, sur le lieu d’installation qui doit être défini.

    La commission souhaite entamer une campagne de sensibilisation au tri des déchets

    D’autres réflexions sont engagées par cette commission : l’une porte sur le problème des personnes sans domicile fixe de notre quartier, l’autre porte sur l’incivisme des conducteurs vis-à-vis des piétons.

    La commission Solidarité s’est réunie le 13 février 2006. Un premier état du dépouillement des questionnaires recueillis en fin d’année 2005 a été présenté par Mlle Alix Guibout. Des propositions pour apporter le livres aux personnes âgées isolées ont été faites par les participants à la commission.
    Des contacts vont également être pris avec le Centre d’action Sociale du XIIème pour mieux connaître l’offre de service proposée par ce Centre. Il en sera fait de même pour le CISP dont les activités sont peu connues par les habitants.
    La prochaine réunion de cette commission est programmée le mercredi 15 mars à la Mairie à 19h30.

    Si vous souhaitez participer à l’une ou l’autre de ces commissions, n’hésitez pas à prendre contact avec Nicolas TANNE au 01 44 68 13 48 ou Fabien CHARBUILLET au : 01 44 68 13 88 pour connaître leurs dates et lieux de réunion.

    04/03/2006

    Commerces, civisme et territoires

    La présentation des travaux du Conseil, lors de la réunion publique du 28 février dernier, a donné lieu à de multiples interventions du public, l'une d'entre elles portait sur le rôle des commerçants dans la vie de quartier. Le Conseil est totalement en accord avec l'importance pour un quartier, d'avoir un choix large et varié de boutiques, de commerces. Nous avons bien mis en avant ce point et la demande des habitants du secteur de la Porte Dorée de voir se développer les commerces de proximité lors de nos travaux sur le P.L.U et nous sommes les premiers à supporter toute initiative allant dans le sens de l'animation de nos quartiers.
    La nature des travaux sur le Plan de déplacement étant différente de celle du P.L.U, nous nous sommes attaché à développer les points qui entravent, d'une manière large, les déplacements dans notre quartier.
    Un commerçant qui utilise le trottoir pour se garer,

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    des équipements publicitaires qui débordent largement sur ce qui est permis, c'est le constat d'une utilisation, d'une appropriation de l’espace public en vue de son utilisation commerciale.
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    Mais qu’est-ce qui est réellement permis ? Pour l’un, il est d’usage d’utiliser les « un mètre de trottoir » le long de son commerce pour y déposer des présentoirs publicitaires, pour l’autre, c’est la largeur de son store qui lui permet de conquérir quelques mètres supplémentaires, y compris les mois d’hiver lorsque le store est au repos.
    Nous avons récemment demandé l'intervention des élus pour que cesse, rue Louis Braille, l’utilisation d’un trottoir étroit qui sert de « garage » pour une activité de livraison de plats cuisinés d'un restaurant.
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    Ces situations d’incivilités « commerciales » se retrouvent dans toutes les rues de notre quartier et sans doute de Paris. Si l’on écarte les raisons de pur opportunisme qui sont habituellement avancées : « J’en ai besoin car mon magasin est trop petit », « Personne ne se plaint... », « si je ne peux utiliser ces deux places de parking, je ne pourrais plus travailler dans Paris sans cette condition »
    Ces incivilités posent un certain nombre de problèmes, tout d'abord pour les personnes à mobilité réduite mais plus généralement pour l'ensemble des usagers de l'espace public. Ces incivilités mettent en relief la difficulté de mettre en relation pouvoir économique et pouvoir politique dans le sens où c’est ce pouvoir qui régit la vie de la Cité.

  • Le premier problème est juridique : qu’est-ce qui est d’usage ?, qu’est-ce qui est légal ? un mètre, deux mètres de large ? rien ? Qui donne l’autorisation ?

  • Le suivant est économique: dans quelles conditions autorise-t-on l’emprise commerciale sur le domaine public ? Pour quels avantages pour la ville et pour les commerçants?

  • Le troisième relève de la politique de la ville et de l’histoire de Paris : qui régule lorsqu’il y a écart ? quelle instance sanctionne?

    Finalement, nous nous retrouvons devant un problème général de la complexité de notre Cité: qui détient l'information en matière de règles et qui intervient?: les Elus? les Directions Techniques de la Ville de Paris? la Préfecture de Police?

    En parallèle de ces questions de régulation, il y a les habitants, les usagers des espaces publics et les clients. Ceux-ci ont une expertise de quartier, ils savent ce qui est gênant, ce qui est utile dans leur quartier, ce sont eux qui vont décider de la réussite ou de l’échec de l’implantation d’un nouveau commerce.
    On peut relever que beaucoup de commerçants qui s’implantent n'ont pas la connaissance du quartier, beaucoup viennent exploiter leurs magasins sur un territoire mais habitent sur un autre et une fois le rideau baissé, rentrent chez eux. Cette situation explique pourquoi il est si difficile pour les pouvoirs publics d’avoir comme interlocuteur des associations de commerçants et dans notre quartier, nous ne connaissons pas d’association active de commerçants. Pour pouvoir informer, donner les règles du jeu, la municipalité a face à elle, une myriade d’entrepreneurs dont les objectifs, la connaissance des règles, la formation et les objectifs sont tout aussi hétérogènes.
    Quels interlocuteurs trouvent ces mêmes commerçants du coté des Pouvoirs publics ? Lors du débat public sur l’aménagement de la place d’Aligre l’an dernier, nous avons pu nous rendre compte de la difficulté là aussi de trouver un discours compréhensible de la part des représentants du pouvoir.
    Lorsque le problème du stationnement « éternel » des camions de certains maraîchers a été évoqué, la représentante du service municipal chargé de donner les autorisations d’exploitation a exclu l’idée d’avoir un rôle sanctionnant vis-à-vis de ces exploitants indélicats (les véhicules ne bougent pas de la place d’Aligre et servent d’entrepôts à « loyer très modéré ») et renvoyait cette responsabilité au représentant de la Police qui, de son coté, indiquait n’avoir pas les moyens de déplacer ces véhicules.
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    Face à une situation parfaitement illégale, certainement pas très hygiénique et injuste vis-à-vis des autres commerçants qui ne disposent pas de ces véhicules immobiles pour stocker leurs produits, les représentants du pouvoir n’offraient face au public aucune perspective, restant sur leur position en faisant montre de leur incapacité respective à proposer des réponses à un problème concret. Cette dissension « locale » entre les différentes instances du pouvoir a une explication politique, une histoire qui rejoint celle de Paris.
    Deux problèmes principaux ne sont pas résolus pour mettre en œuvre une politique cohérente dans la capitale :

  • Le premier, c’est le centralisme de l’Hôtel de Ville : autoriser un café de développer une terrasse sur un trottoir dépend aujourd’hui d’un service central et non pas de la Mairie d’arrondissement. Pourtant, celle-ci, par sa proximité, sa connaissance des lieux et ses Conseils de Quartier sait que le trottoir à cet endroit est très fréquenté, étroit, sur le chemin d’une crèche, etc.
    La décentralisation à Paris, Lyon et Marseille est imparfaite, elle ne donne pas suffisamment de moyens d’action aux élus d’arrondissement.

  • Le second, c’est le fait que les services de police ont des priorités qui sont définies par le préfet et que ces objectifs ne sont pas forcément ceux des élus municipaux. La sanction des incivilités ne semble pas être à l’ordre du jour dans Paris ce qui nous renvoie au problème de la propreté déjà évoqué sur notre Blog. On retrouve là encore, l’héritage de la centralisation et l’Etat, par l’intermédiaire de la Place Beauvau, souhaite garder l’œil (et le bon) sur ce qui se passe à Paris...

    On peut donc promettre encore de beaux jours pour les trottoirs souillés et les annexions commerciales de l’espace public si les habitants, les commerçants et les pouvoirs publics ne mettent pas, ensemble un peu de bonne volonté en la matière...

  • 23/02/2006

    Prévention de la grippe aviaire

    La commission Environnement & Civisme (précédemment nommée Civisme-Citoyenneté) nous transmet la consigne suivante :
    Si vous découvrez un volatile mort, n'y touchez pas et appelez ces numéros :

  • 01 44 68 14 26 : Chargée de mission Environnement à la Mairie
  • 06 88 74 83 89 : Référent Technique Ville de Paris

    Ces personnes prendront contact avec les services chargés de l'enlèvement du volatile et de son transfert vers un
    laboratoire d'analyses.

  • 09:30 Publié dans Citoyenneté | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Paris 12ème

    20/02/2006

    Peut-on faire l'économie de la répression ?

    Lundi 20 février, 11 heures, premier jour de la deuxième semaine de l'OCNA dans notre quartier. C'est le début du deuxième temps, celui dont le thème est "Vous coopérez...".

    En parcourant l'avenue Michel Bizot entre la placette Montempoivre et l'avenue Daumesnil, on découvre ceci :

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    Ainsi, après avoir vu l'énergie mise en oeuvre par les agents de la propreté au cours de la semaine dernière, les faits apportent une réponse claire à ceux qui dénoncent le manque de moyens déployés.
    Alors que nous avons soutenu cette opération, ceux qui doutaient de son efficacité penseront certainement que la répression est la meilleure des prévention.

    Comment ne pas penser comme eux ?

    13:50 Publié dans Citoyenneté | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : Paris 12ème