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20/10/2006

Le Code de la rue en expérimentation

Etrange : alors que la circulation des vélos est interdite sur les trottoirs (à l'exception des enfants de moins de huit ans), la passerelle Simone de Beauvoir est accessible aux piétons ainsi qu'aux circulations douces (vélos, rollers).
Annoncée dans tous les écrits concernant la passerelle, ni démentie ni confirmée par une signalisation locale, nous avons pu constater que toutes les circulations douces y étaient effectivement pratiquées :

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Ainsi, alors que circuler à vélo parmi les touristes sur les trottoirs de l'avenue des Champs Elysées ne viendrait à l'idée de personne, alors que le danger créé par des vélos sur les trottoirs de Bel-Air Sud est régulièrement dénoncé par les habitants ... on admet ici que les promeneurs (de la semaine comme du dimanche), cotoyent sans réserve les cyclistes et les rollers. On constate que la cohabitation se passe au mieux et que nul piéton ne semble craindre pour la sécurité de ses enfants ou de son chien.
Que se passe-t-il donc ? Le cadre peut-être ou bien mémoire de Simone de Beauvoir sont-ils facteurs de tolérance et de respect de l'autre ?

En pratique, la nouvelle passerelle permet d'expérimenter une mise en place partielle (car il n'y circule aucun véhicule à moteur) du code de la rue :

Le code de la rue (très bien traité sur le site de l'association VeloBUC) est entrée en vigueur le 1er janvier 2004 en Belgique. Il instaure le principe de prudence, et de priorité du plus faible et vulnérable vis-à-vis du moins faible. La rue n'a pas seulement vocation de circulation, mais est un lieu de vie. Chaque utilisateur doit pouvoir se déplacer en toute sécurité, quels que soient son âge, ses capacités physiques et son moyen de locomotion.

La ville de Paris montre son intérêt pour le code de la rue en y consacrant l'essentiel de sa lettre des déplacements N°8 (juin 2006).

medium_13207-small.jpgOui, bien sûr, on est encore loin de l'expérimentation en projet à Londres sur Exhibition road : là, on va supprimer toute sgnalisation (horizntale et verticale), effacer les trottoirs et mettre en pratique la règle de la priorité au plus faible.

Dans notre quartier, il est un lieu ou la cohabitation des voitures et des piétons mériterait qu'on applique le code de la rue : ce lieu n'est autre que l'avenue Daumesnil et plus particulièrement ses trottoirs-contre-allées de stationnement qui - malgré la récente ré-organisation du stationnement - reste une disposition tout à fait contestable.
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13/10/2006

Le Tramway "62" n'est pas loin

Les travaux de réféction du tapis bitumineux de la chaussée de l'avenue Michel Bizot ont récemment fait apparaitre des vestiges du tramway qui y circulait au début du siècle :

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Voilà une bonne occasion de faire connaissance avec l'ancêtre de notre bus 62 ; le voici prêt à aborder le carrefour Bizot - Sahel :
medium_BelAirHist.jpgPhoto disponible à la Photothèque des Jeunes Parisiens

L' AMTUIR (Association pour le Musée des Transports Urbains, Interurbains et Ruraux) nous apprend que jusqu'au 15 mars 1937, un Tramway portant le numéro 123/124 assurait comme notre 62 actuel la liaison entre la Porte de Vincennes et la Porte de Saint-Cloud.

L' AMTUIR nous parle du Programme de remaniement et d’extension des réseaux de tramways et d’omnibus de l'époque. Sous bien des aspects, le PDP (Plan de Déplacement de Paris), n'est pas loin !

Dans le 12ème, l'itinéraire de ce tramway différait légèrement de celui du bus 62 : il rejoignait la rue Proudhon par l'avenue Michel Bizot et la rue de Wattignie alors que le 62 la rejoint par les rues Louis Braille et Taine. Cet itinéraire avait l'avantage de mieux désservir la Vallée de Fécamp, mais, en revanche, ne passait pas par la place Félix Eboué, point culminant de notre quartier.

On ne sait en revanche rien de sa fréquence, mais on peut supposer que sa régularité n'était perturbée par les aléas de la circulation.

D'autres lectures sur le Tramway et son histoire :
  • L'article de Wikipedia
  • La revanche du Tramway (France 2)
  • Le Tramway à travers le temps (IUFM Lyon)
  • Histoire du tramway parisien : bas et hauts (L'Internaute)

  • 06/10/2006

    Que se passe-t-il rue Louis Braille ?

    La rue Louis Braille, rappelons le, traverse le quartier vert Voûte Bel-Air. Au grand regret des riverains et de la commission Voirie & Urbanisme de Bel-Air Sud, il n'a pas été possible jusqu'à présent d'y réduire sensiblement la circulation de transit.
    Toutefois, depuis Lundi 2 Octobre, la Direction de la Voirie et des Déplacements (DVD) entreprend des aménagements destinés à améliorer la qualité de vie des usagers. Explications :

    Jusqu'alors, le côté pair de la rue (entre la rue de Toul et l'avenue Michel Bizot) comportait :

  • medium_DSCN0280.JPGun parking 2 roues le plus souvent saturé avec pour conséquence de nombreux 2 roues stationnant sur les trottoirs.
  • une zone d'arrêt du bus 62 généralement occupée par des véhicules particuliers empêchant le bus de s'arrêter le long du trottoir pour permettre l'accès aux personnes à mobilité réduite.
  • medium_DSCN3494.JPGune zone de livraison "squattée" par des voitures particulières obligeant les véhicules effectivement en livraison à stationner en double file.
  • une zone de stationnement interdit destinée à faciliter l'écoulement des véhicules tournant à droite, elle aussi, occupée illégalement en quasi-permanence.

    Les travaux en cours vont permettre :
  • de doubler les zones de stationnement pour 2 roues motorisés et d'ajouter une zone vélos.
  • medium_DSCN8977.JPGde créer un quai bus qui permettra au 62 (bus mobilien bientôt emprunté par des véhicules double corps) de s'arrêter dans des conditions satisfaisantes pour la montée et la descente des personnes à mobilité réduite ainsi que de celles avec des voitures d'enfants.
  • L'arrêt sera pourvu d'un abribus (sur le côté impair, un abribus va également être installé).
  • La zone de livraison sera maintenue.
  • Quelques places (4 ou 5) de stationnement résidentiel seront créées (il n'y en a aucune actuellement sur ce tronçon).

    Ainsi, à part ceux qui ont comme ligne de conduite le non respect du code de la route et l'incivisme, tous les usagers de la rue Louis Braille devraient aprécier ces améliorations.

  • 26/09/2006

    Le PDP à petite vitesse

    medium_delanoe_baupin.jpgPeut-être est-ce dû à son fort contenu en circulations douces, mais aux dernières nouvelles le PDP (Plan de Déplacements de Paris) ne semble pas faire d'excès de vitesse.

    Bertrand Delanoë (Maire de Paris) a en effet décidé de reporter à 2007 le débat et le vote du Conseil de Paris initialement prévus pour le mois de Juillet.

    Le plan de 128 pages contenant 208 mesures que lui présente Denis Baupin (Adjoint chargé des transports, de la circulation, du stationnement et de la voirie) prévoit de poursuivre la politique de restriction de la circulation et de développer les transports en commun.

    Le Maire estime que les mesures fortes contenues dans ce Plan nécéssitent d'aprofondir la concertation avec les Maires d'arrondissements et les communes limitrophes (avec qui une réunion est prévue en novembre) et de s'assurer que chaque restriction est effectivement compensée par une nouvelle offre de transports en commun.

    La commission Voirie & Urbanisme de Bel-Air Sud espère que ce report ne cache pas des considérations politiciennes (entre le PS et les Verts) et ne soit le prélude à l'apauvrissement du Plan. Elle rappelle qu'elle a toujours estimé qu'un PDP voté par le Conseil de Paris n'avait de sens que s'il était lié techniquement et politiquement à un Plan de Développement des Transports en Ile de France.

    Que peut faire Bel-Air Sud qui n'est qu'un conseil de quartier de Paris parmi 121, sinon espérer que le document finalement voté sera le reflet du travail considérable effectué par les élus, les acteurs institutionnels et les habitants au travers des conseils de quartiers et qu'il bénéficiera à tous pour les 20 ans à venir.

    Retrouvez sur le site de la Mairie du 12ème, les Propositions du conseil de quartier Bel-Air Sud

    21/09/2006

    Nouvelle piste cyclable

    medium_file_4676.jpgAu début de l'année prochaine, vous disposerez d'un nouvel accès cycliste pour rejoindre le centre du bois de Vincennes.

    La Direction de la Voirie et des Déplacements (DVD) est en effet en train de réaliser une piste cyclable bidirectionnelle le long de l'avenue du Bel-Air et la route de la Tourelle. Cette piste, qui doit être terminée d'ici la fin de l'année, constituera le prolongement logique et attendu de celle créée le long des avenues de Saint-Mandé et Courteline.

    Nous regrettons toutefois que la continuité ne soit pas totalement assurée sur la commune de Saint-Mandé, où la piste débouche sur la chaussée de manière plutôt brutale.

    A cette occasion l'avenue du Bel-Air va être mise en sens unique entre la chaussée de l'Etang et la route de la Tourelle (c'est déjà effectif depuis le début des travaux). Cette disposition, favorable à la sécurité, permet également de limiter la circulation entrant dans Paris par cet itinéraire.

    medium_pisteavdubelair.pngSource Google Maps
    Cliquez sur l'image pour l'ouvrir en pleine page

    19/09/2006

    Le 37 rue Louis Braille

    medium_37LBraille-2.jpgVoilà encore un bâtiment de style faubourien qui a attiré le regard de la commission PLU dès les premières marches exploratoires.

    Situé au centre de Bel-Air Sud, dans une rue passante (beaucoup trop en ce qui concerne les automobiles), au pied de l'arrêt du bus 62 qui va bientôt bénéficier d'un abribus, il n'est guère d'habitant du quartier qui ne le connaisse.

    Dommage que la boutique ait perdu toute trace d'activité (*) et que son propriétaire n'ait, semble-t-il reçu aucune obligation de ravalement.

    Plus que sa conservation, nous souhaiterions qu'il soit mis en valeur.

    medium_37LBraille-1.jpg

    Si vous partagez notre attachement à ce patrimoine, nous pourrions formuler deux demandes à nos élus :

  • de faire rappeler au propriétaire du bâtiment les obligations de ravalement.
  • d'envisager l'acquisition de la boutique pour en faire ce que vous découvrirez en cliquant sur l'image ci-dessus.

    (*) si un lecteur a connu cette boutique en activité, qu'il veuille bien nous faire part de ses souvenirs.

  • 13/09/2006

    Conseiller de Quartier et trottoirs de Paris

    Être conseiller de Quartier à Paris, c’est un investissement personnel, il est nécessaire d’y consacrer quelques heures pour se réunir, programmer des actions, s’entretenir avec des élus, des voisins, des commerçants. Il faut aussi donner de son temps pour assister en Mairie à des réunions d’informations, de concertation, voir de formation. Petit à petit, on se forme l’œil, on se rend compte des problèmes liés à des trottoirs trop hauts à franchir pour des habitants en fauteuil roulant, on prend conscience des modifications des habitudes des habitants et des modifications nécessaires à réaliser dans le paysage urbain de notre quartier, par exemple : l’utilisation croissante des deux roues et les problèmes liés à leur stationnement. Il faut donc aiguiser un esprit citoyen et faire preuve de curiosité lorsque l’on sort de chez soi. Cet œil de Conseiller, il est aussi en veille lorsque l’on se déplace dans d’autres quartiers dans d’autres villes et il n’est pas rare de faire des découvertes étonnantes, à quelques pas de notre arrondissement. Ainsi, dans un quartier voisin, à nos pieds, nous avons découvert ce petit parterre de fleurs qui répond à une demande des habitants : celui de ne plus avoir de grilles disjointes et dangereuses autour des arbres, d’éviter d’en faire des « crottoirs » et d’enjoliver de manière sympathique les pieds d'arbres de notre ville.

    medium_DSCN0828.JPG

    Il est à noter que cette initiative est prise par une association de commerçants du XI° (Métro Faidherbe-Chaligny) C'est ce genre d'association dont nous manquons cruellement dans notre quartier, la plupart des commerçants ne résidant pas sur Paris, peu d'entre eux sont prêts à s’investir dans des initiatives locales et c'est bien dommage pour notre quartier.
    medium_DSCN0829.JPG

    12/09/2006

    Les limites du dogme

    La politique municipale, en matière de voirie, consiste, on le sait à redistribuer l'espace public en faveur des piétons et des circulations dites 'douces'. Rappelons en effet que l'automobile occupe 93% de la surface de la voirie parisienne (circulation et stationnement).
    Un autre élément directeur est de permettre l'intervention des pompiers dans de bonnes conditions en leur garantissant la largeur de chaussée nécessaire.
    Ceci conduit à recalibrer certaines rues de façon à empêcher le stationnement illicite des voitures.

    medium_DSCN6438.JPG
    Tout en approuvant cette politique, nous nous demandons si parfois il ne faudrait pas accepter de réduire la largeur des trottoirs.

    Ainsi, il était prévu d'élargir le trottoir côté impair de la rue des Marguettes. Les riverains se sont émus de cette décision qui leur paraissait absurde compte tenu de la largeur amplement suffisante du trottoir actuel. La Mairie du 12ème leur a donné satisfaction en acceptant de ne pas élargir le trottoir et laisser la possibilité à des arrêts de courte durée. Le stationnement restera interdit, mais qu'en sera-t-il dans les faits ?

    Plutôt que cette non-décision, n'aurait-il pas été plus logique de 'rogner' quelques décimètres du trottoir afin de permettre le stationnement résidentiel tout en respectant la 'largeur pompiers' ?

    Un dilemme similaire se pose rue de Rambervillers (entre la rue Paul Crampel et l'avenue Arnold Netter) : Il manque 50 centimètres pour pouvoir officialiser une dizaine de places de stationnement (souvent occupées illégalement).

    Il est par ailleurs regrettable que (pour des raisons économiques) les élargissements de trottoir concernent le plus souvent le côté qui n'a pas de stationnement et qui est aussi celui le moins fréquenté par les piétons (la rue de la Vega en est un exemple récent).

    08/09/2006

    Le jardin Villemin serait-il un modèle ?

    medium_DSCN0877.JPGUne promenade dominicale le long du canal Saint-Martin dans le cadre de l'opération Paris Respire nous a donné l'occasion de visiter le jardin Villemin. Ce jardin nous a semblé être le modèle de ce que l'on peut attendre d'un jardin de quartier :

    On remarque et on apprécie qu'il est ouvert sur le quartier et possède plusieurs entrées permettant à certains riverains de le traverser quotidiennement.
    On est ensuite agréablement surpris d'y trouver un jardin partagé dépourvu de toute cloture le séparant du jardin public lui-même. On évite ainsi les appréhensions de certains à y entrer et le sentiment de propriété de ceux qui l'entretiennent.

    medium_DSCN0866.JPG
    Au jardin Villemin, toutes les générations trouvent l'infrastructure qui leur convient :
  • des pelouses accessibles et de nombreux bancs, c'est un minimum,
  • un kiosque permettant des représentations dans la grande tradition des jardins publics,
  • une zone de jeux pour les tout-petits, une autre pour les plus grands,
  • une aire de jeu sécurisée (hand-ball et basket-ball) pour les adolescents,
  • un terrain et le club house de "la boule du 10" pour les amateurs de tous âges.
    On remarque que le terrain de boules jouxte celui de ballon des ados : le voisinage peut aider à se connaître et peut-être sympathiser.
    medium_villemin.jpg

    Nous ne pouvons nous empêcher de comparer ce jardin avec le jardin Charles Péguy qui présente bien des carences :

  • il est peu visible et bien des habitants du quartier n'y sont jamais allés et le localisent mal,
  • le jardin partagé prévu va être situé dans un cul-de-sac et probablement fermé par une clôture,
  • le bassin 'crasseux' est inutilisé et notre demande (*) d'étudier son remplacement par un kiosque est resté jusqu'à présent sans réponse.
  • seuls les tout-petits ont droit à une aire de jeu. Des tables de ping pong existent mais sont soumises au vent. Notre demande (*) de créer une aire de jeu de ballon pour les ados n'a pas encore reçu de réponse.

    A la demande du conseil de quartier (*) un terrain de boules a été créé non loin, sur la promenade plantée. L'emplacement est un peu isolé, mais semble bien adopté par les boulistes.

    Une dernière précision : le jardin Villemin occupe 18910 m2, le jardin Péguy occupera 15864 m2 (compte tenu de l'extension de 2864 m2).

    (*) réunion sur place le 10 novembre 2005 entre les représentants de la DPJEV (Direction des Parcs, Jardins et Espaces Verts), des élus du 12ème, des représentants de l'association Graine de Partage et des conseillers de quartier de Bel-Air Sud.

  • 07/09/2006

    Profitez du stationnement gratuit !

    medium_carterésident.gifVous qui, patiemment mais en toute légalité, arrivez à dénicher une place de stationnement dans les rares rue de Bel-Air encore gratuites, profitez-en !
    En effet, d'ici quelques semaines vous allez être soumis au régime du stationnement résidentiel (ou rotatif si vous n'habitez pas le quartier). Sont concernées :

  • les rues Gossec et Sidi-Brahim
  • la rue Leroy Dupré, la rue Mousset Robert et la rue Lasson
  • la rue de Taïti et la rue Messidor
  • une partie de la rue de Toul et de la rue Sibuet

    L'extension du stationnement payant à tout Paris permet d'améliorer la rotation des véhicules en stationnement en évitant que des places soient occupées par des voitures "ventouses".

    Tout à fait étonnant : d'après le document diffusé par la Mairie, le sentier de Montempoivre semble avoir été temporairement épargné par l'opération. Profitez-en donc, mais il ne comporte que 13 places !

    Pour tout savoir sur le stationnement et en particulier (si vous ne l'avez pas encore) comment obtenir une carte de résident, rendez-vous sur sur cette page de Paris.fr

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