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30/12/2016

Retour sur l'année 2016

medium_side_mirror.jpgDemain se termine la onzième année pleine de la vie de ce blog au cours de laquelle nous vous avons proposé 289 articles et sur lesquels vous avez formulé 297 commentaires sur les sujets les plus divers concernant de près ou d'un peu plus loin Bel-Air Sud.

Nous en avons parcouru la liste afin de nous les rappeler et vous inciter à relire quelques uns d'entre eux ...

... s'intéressant à notre histoire et notre patrimoine : 

... se rapportant à l'urbanisme et à l'architecture :

... touchant à l'espace public, sa propreté et sa végétalisation :

... concernant les déplacements :

... abordant d'autres thèmes :

Dernière précision : si la relecture d'un article vous inspire, vous pouvez encore commenter.

29/12/2016

Du numérotage des immeubles et du cas particulier du 12e

500px-Paris_Gaz.jpgC’est le décret du 4 février 1805 qui instaura le système des numéros pair et impair de chaque côté d’une rue. Auparavant (depuis 1728) la numérotation des habitations se faisait de façon continue sur un côté de la voie et se poursuivait sur l’autre. La règle en vigueur aujourd'hui est la suivante :

Si une voie (boulevard, avenue, rue, etc.) est perpendiculaire à la Seine, les batiments les plus proches du fleuve correspondent au début de la rue. Si elle est parallèle à la Seine, la numérotation va croissant, en suivant le sens du courant, soit d’est en ouest.

Le numérotage commence au bout de la rue le plus proche de la Seine (ou dans le sens du courant pour les rues parallèles au fleuve), avec les numéros impairs à gauche et les numéros pairs à droite dans le sens des numéros croissants.

1500px-75009_82_rue_blanche_numero.jpg

Quelques rues font exception à cette règle. Curieusement, elles sont toutes situées dans le 12e :

Dans les rues parallèles à la Seine, les numéros de la série commencent à l'entrée de la rue en amont de la Seine, et croissent dans le sens de son cours, exceptées l'avenue Daumesnil et les rues de Charenton, de Reuilly, de Wattignies et de Picpus.

26/12/2016

Edifices disparus : l'Abbaye Saint-Antoine-des-Champs

parisQuelques édifices aujourd'hui disparus, s'ils n'ont pas marqué l'histoire nationale méritent d'être connus de ceux d'entre-nous qui s'intéressent à celle de notre arrondissement. Ainsi en est-il de l'Abbaye Saint-Antoine-des-Champs :

L’abbaye de Saint-Antoine-des-Champs a été fondée aux portes de Paris à l’extrême fin du XIIe siècle par le prédicateur Foulques de Neuilly. Elle acquiert rapidement une grande renommée et intègre l’ordre cistercien dès 1204.

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En 1208, la maison fut agrégée à l'ordre de Cîteaux et reçut le titre d'abbaye royale. Très pauvre à ses débuts, l'abbaye vit augmenter ses revenus de façon considérable au XIIIe siècle, et ne reçut plus que des religieuses issues de la noblesse d'Ile-de-France
Ruinée par la guerre de Cent-Ans, puis par la Ligue, réformée en 1440, puis en 1547, l'abbaye profita du XVIIe siècle pour s'enrichir à nouveau. Il y restait 35 religieuses lorsqu'elle fut fermée en 1790. Ses bâtiments devinrent l'hôpital Saint-Antoine, l'abbatiale fut rasée en 1797.

parisL'un des bâtiments les plus anciens de l’hôpital Saint-Antoine date de la reconstruction effectuée entre 1767 et 1770, ordonnée par la quarante-deuxième et dernière abbesse, Gabrielle-Charlotte de Beauvau-Craon et exécutée par l’architecte Goupil sur des plans de Lenoir. Il s’agit du pavillon de l’horloge sur lequel on peut lire, entre autres « Anno Domini 1767 ».

07:57 Publié dans Vie du quartier | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : paris

23/12/2016

Joyeux Noël

Habitants de Bel-Air Sud ou d'ailleurs
Lecteurs réguliers ou lecteurs occasionnels
nous souhaitons d'excellentes fêtes
à chacune et chacun d'entre-vous

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Adepte des circulations douces, le Père Noël découvrait il y a quelque jours la majestueuse piste cyclable du boulevard de Picpus. Quelle a du être sa déception lorsqu'il est arrivé boulevard de Reuilly ...

22/12/2016

L'incompréhensible gestion des dénominations

Le 19 octobre dernier, Catherine Baratti-Elbaz, Mairie du 12e arrondissement, et Jean-François Martins, adjoint à la Maire de Paris en charge des sports et du tourisme, ont inauguré le centre sportif Alain Mimoun, situé au 15 rue de la Nouvelle-Calédonie.

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Le nom du champion olympique de marathon a été attribué au centre sportif Paul Valéry suite à l'adoption par le Conseil de Paris en novembre 2015 de la délibération 2015 DJS 385 : Dénomination Alain Mimoun attribuée au centre sportif 15, rue de la Nouvelle Calédonie (12e). Un an entre la délibération et l'officialisation.

Parallèlement comment comprendre les différences de traitement qui apparaissent entre différents lieux sportifs :

Alors que la piscine de Reuilly est depuis 2013 dénommée piscine Jean Boiteux, le gymnase Reuilly son voisin n'a pas encore eu l'honneur de porter le nom d'un sportif célèbre.

Unknown.jpegPendant ce temps, le gymnase Gerty-Archimède encore en construction dans le cadre de Bercy Crystal s'est déjà vu attribuer le nom Althea Gibson par le conseil de Paris.

Les attributions de noms et leur délai de réalisation effective est un domaine sur lequel la Mairie de Paris communique très peu et sur lequel des explications seraient bienvenues.

En ce qui concerne les dénominations de voies, rappelons que :

  • le passage AA/12 n'a pas encore abandonné son joli nom pour celui de Miriam Makeba (2013 DU 296 - DGRI 77 votée en novembre 2013)
  • l'avenue de Bel-Air n'est pas encore devenue avenue Anna Politkovskaïa (2013DEVE 90 votée en juin 2013) 

20/12/2016

Vu de votre fenêtre (16)

547275177.jpgIl se prénomme Jacky et habite à Bel-Air Nord, à l'angle de la rue du Gabon et la rue Montéra. Stimulé par le récent réveil de notre rubrique Vu de votre fenêtre, Jacky a sélectionné quelques photos prises au fil des ans depuis ses fenêtres et nous les a transmises pour vous en faire profiter.

Le lieu est un bel exemple de la diversité de paysage urbain qu'offre notre arrondissement. Les nostalgiques de la Petite Ceinture en activité ferroviaire ne manquerons pas la dernière photo de l'album ...

16/12/2016

Le manège gratuit de Noël sera-t-il de retour ?

parisDepuis 1994, des manèges gratuits attendent les enfants dans chaque arrondissement en période de Noël. 

Depuis quelques années, c'est le manège situé à l'angle de la rue Hénard et de l'allée Vivaldi qui se mue en manège de Noël gratuit.

Plusieurs sources ont annoncé qu'il serait gratuit à partir de demain samedi 17 décembre 2016, et le resterait  tous les jours de 11h00 à 21h00 jusqu'au dimanche 1er janvier 2017 inclus.

L'incertitude provient de cet article publié le 9 décembre par Le Parisien sous le titre Les petits Parisiens privés de manège gratuit pour les fêtes et qui relate que l'association du monde festif a laissé passé les délais de réponse à l'appel d'offre lancé par la Ville.

La Mairie de Paris pas plus que la Marie du 12e n'ont communiqué sur le sujet, mais nous ne tarderons pas à être fixés.

02/12/2016

Triste massacre au 112 avenue Michel Bizot

Nous avons récemment découvert qu'en 1941, le 112 avenue du Général Michel Bizot avait été le théâtre d'un bien triste massacre.

parisPierre Jahan est un photographe et illustrateur français né le 9 septembre 1909 à Amboise, puis installé à Paris en 1933 où il s'est éteint le 21 février 2003.

parisEn 1941, une amie peintre téléphone à Pierre Jahan pour lui dire qu’en face de chez elle, dans un entrepôt du 12eme arrondissement, d’étranges camions arrivent bâchés, d’où émergent têtes et bras de statues. Le photographe se rend sur place et découvre que ces statues sont destinées à être brisées et fondues pour que le métal puisse être envoyé en Allemagne. Les savants, les philosophes du siècle des Lumières, les héros de la révolution : tous sont déboulonnés et passent au pilon. 
Avec l’accord des ouvriers qui travaillent là, Pierre Jahan, par un glacial matin de décembre, utilise quelques unes de ses dernières lampes flash pour immortaliser l’instant. Le ciel est sombre, la séance ne dure que quelques heures. 
Un chaos symbolique et poignant se lit sur les clichés qu’il développe ensuite. 
Mais la guerre passe et une horreur autrement plus puissante se fait jour : celle des camps de concentrations. Face aux vies fauchées, Jahan range ses statues brisées. C’est son ami Cocteau qui les découvrira dans les archives du photographe, et lui proposera de les faire publier accompagnées d’un texte de son cru.

Source : L'Express-Guillaume Crouzet-2008

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Voir cette page (en anglais) du site de MESSYNESSY
Cliquez pour agrandir

Parmi les statues photographiées par Pierre Jahan, se trouvaient les crocodiles réalisés en 1908 par le sculpteur animalier Georges Gardet, et installés place de la Nation dans le bassin qui entourait alors Le Triomphe de la République de Jules Dalou. Ces crocodiles crachant des jets d'eau vers le groupe monumental représentaient l'impuissance des ennemis de la République. 

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Fontaine place de la Nation, vers 1932
Photo Eli Lotar (Cliquez pour agrandir)

01/12/2016

Du nouveau boulevard de Reuilly

parisBoulevard de Reuilly, la boutique de livres anciens Expressions ne sera pas restée vide longtemps. Samedi prochain, 3 décembre, la librairie Atout Livre ouvre au 54 boulevard de Reuilly Atout-BD, un nouvel espace entièrement dédié à la bande dessinée, et ce à un jet de pierre de l'actuelle librairie !

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Nul doute que cette implantation donnera un coup de jeune à cette partie du boulevard de Reuilly. Reste à espérer que l'éphémère épicerie fine Bouche qui a récemment fermé soit rapidement remplacée par un commerce aussi dynamisant.

parisCréée en 1974, au 203bis avenue Daumesnil, Atout Livre est une librairie générale indépendante qui propose sur plus de 270 m2 une sélection de 40 000 titres.

28/11/2016

L'histoire de l'avenue de Saint-Mandé

parisL'avenue de Saint-Mandé a une physionomie unique, en tout cas dans le 12e arrondissement. Vous vous êtes peut-être interrogés sur l'origine des jardinets présents devant la plupart des immeubles et maisons de cette avenue.
 
La partie de l'actuelle avenue de Saint-Mandé située entre la rue et le boulevard de Picpus date de 1821. Elle occupe l'emplacement des terrains dépendant de l'ancien couvent des Chanoinesses de Picpus.
 
Celle située entre le boulevard de Picpus et le boulevard Soult faisait partie jusqu'en 1860 de la commune de Saint-Mandé et s'appelait avenue du Bel-Air.
 
Pierre Allard, maire de Saint-Mandé de 1816 à 1828 réserva une bande de 3 m. 50 de large de chaque coté de l'Avenue du Bel air bon air) pour implanter des jardinets que les propriétaires devaient entretenir. Ils étaient destinés à agrémenter la promenade des gens qui le dimanche se rendaient au bois de Vincennes en venant du quartier de Picpus.

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Ceux qui "possédaient" ces jardinets devaient les entretenir et payaient une redevance calculée au mètre carré à la mairie de Saint-Mandé.
 
En 1868, après qu'une partie de la commune de Saint-Mandé ait été incorporée à Paris, cette dernière ayant déjà une avenue du Bel-Air, les deux avenues réunies en une seule ont formé l'actuelle avenue de Saint-Mandé.