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12/11/2015

Bel-Air Bastille : quel est le meilleur mode de déplacement ?

parisHabitants de Bel-Air Sud, quartier périphérique d'un arrondissement périphérique, la place de la Bastille constitue pour nous le point d'entrée au centre de Paris. C'est la raison pour laquelle nous avons choisi le trajet Bel-Air Bastille pour comparer les différents modes de déplacement à notre disposition. Pour cela, nous nous sommes fiés aux données fournies par Google Maps. Voici les résultats (à l'heure où nous avons rédigé cet article) :

parisEn voiture : Vous passez naturellement par la place sans-Nom, la place Félix Eboué puis n'avenue Daumesnil et la rue de Lyon. Il vous faudra 11 minutes pour parcourir ces 3,3 km. Ce chiffre de prend pas en compte le temps (et le coût) de stationnement.

parisEn transport en commun : cela vous prendra 21 minutes (dont 8 de marche pour rejoindre la ligne 8 à la station Daumesnil) et il vous en coutera 1,70 €. Aucun d'entre-nous ne s'étonnera de ne pas se voir proposer le bus 29 pour effectuer ce parcours.

parisÀ pied : Google Maps vous emmène rue de Santerre, puis rue de Picpus jusqu'à la rue du Faubourg Saint Antoine que vous suivrez jusqu'à la Bastille. Comptez 37 minutes pour parcourir les 3,1 km

parisÀ vélo : Google Maps vous fait suivre le même chemin qu'en transports en commun : boulevard de Picpus et de Reuilly jusqu'à la place Félix Eboué puis avenue Daumesnil et rue de Lyon. Vous effectuerez ce parcours de 3,3 km en 11 minutes.

Ayant pris en compte la durée et le coût de ce trajet, il reste à évaluer ce qui est bon pour notre santé, notre environnement et pour la qualité de notre vie de parisien. Nous vous laissons juges.

08:09 Publié dans Voirie Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : paris

06/11/2015

Paris ville apaisée à 30 km/h, c'est pour bientôt

parisComme prévu par la délibération 2015 DVD 16 approuvée par le conseil de Parie en mai dernier, les zones limitées à 30 km/h vont bientôt être plus nombreuses dans la capitale.

D'ici la fin de l'année en effet, elles seront étendues à l’hyper-centre de Paris (les quatre premiers arrondissements) et à certains quartiers des 8e, 11e, 12e, 13e, 17e et 20e.

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Dans le 12e, la ville va consacrer 600 000 € HT aux aménagements en zone 30 de tout ou partie des rues Crémieux, Parrot, Reuilly, Ravel, Bercy et Lyon.

Avec ces nouveaux quartiers, 30 % du territoire parisien sera bientôt concerné par une zone 30 (contre 22 % aujourd'hui). Seuls les grands axes conserveront (pour combien de temps encore ?) la limitation actuelle de la vitesse à 50 km/h.

Rappelons également que les zones 30 entrainent de fait la création de nouveaux doubles sens cyclables.

À ceux qui pestent contre cette disposition, Christophe Najdovski (ajoint à la Maire de Paris en charge des déplacements) rappelle qu'entre une ville limité à 50 et une ville majoritairement à 30 c'est une différence de seulement 1,5 km/h en ce qui concerne la vitesse moyenne.

parisEt comme, 30 km/h, c'est parfois beaucoup trop pour garantir la sécurité des piétons, de nouvelles zones de rencontre limitées à 20 km/h seront également crées sur les axes étroits pour favoriser leur circulation.

Dans notre quartier, sont concernées en particulier les rues où la largeur des trottoirs oblige parfois les piétons à cheminer sur la chaussée. Exemples : la rue Sibuet, le passage Chaussin, le rue Victor Chevreuil ...

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30 km/h, c’est évidemment bon pour la sécurité, mais c'est aussi :

- bon pour la santé car cela contribue à diminuer la pollution de l'air et le bruit
- bon pour le commerce de proximité car favoriser les déplacements doux permet de revivifier la vie économique des quartiers concernés
- bon pour les automobilistes eux mêmes : un trafic fluide est toujours préférable à une alternance de pointes de vitesse entre deux feux rouges.

30 km/h enfin, c’est bon pour la ville car une ville apaisée est une ville favorable au bien être, aux rencontres et au lien social entre ses habitants.

Ces aménagements effectués, il restera toutefois à faire respecter les limitations de vitesse par les automobilistes comme les motocyclistes. Mais ça, c'est une autre histoire ...

07:54 Publié dans Voirie Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : paris

02/11/2015

Cinq cimetières dans le 12e et un seul parisien

bercy6.jpgPetit rappel préliminaire : c'est aujourd'hui 2 novembre qu'a lieu la commémoration des fidèles défunts plus communément appelée fête des morts.

Parmi les cinq cimetières qui se trouvent sur le territoire du douzième arrondissement, saviez-vous qu'un seul est un cimetière parisien ?

Si ce n'est pas le cas, nous vous invitons à relire cet article publié ici en 2008.

Le cimetière de Bercy, puisqu'il s'agit de lui, est situé au 329, rue de Charenton (à l'angle avec l'avenue du Général-Michel-Bizot). Il a été créé en 1816, sur l'ancienne commune de Bercy (Seine) avant d'être intégré au territoire de la ville de Paris en 1860. Il a une superficie d'environ 6 100 m2 et accueille 1 120 tombes.

Si vous le visitez, le plan ci-dessous vous permettra de repérer les sépultures des personnalités les plus demandées.

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Cliquez pour télécharger le plan (pdf 348 ko)

L'entretien des cimetières parisiens est assuré par la Direction des Espaces verts et de l'Environnement (DEVE) de la ville de Paris.

30/10/2015

Les rues et squares du 12e et le cinéma

clap.jpgDepuis septembre 2005, avec la présence de la Cinémathèque française, le 12e détient le Panthéon du Septième Art. Quelques figures majeures du cinéma ont également donné leur nom à des rues et des squares de l'arrondissement. Ainsi, par ordre alphabétique :

parisEmile Cohl (1857-1938) est l'un des inventeurs du dessin animé en France. Entre 1908 et 1923, il inventera tout un univers burlesque et poétique, que la liste de quelques uns des titres laisse deviner : Fantasmagories, Monsieur Clown chez les Lilliputiens, Le Musée des grotesques... 

parisGeorges Méliès (1861-1938) est venu du monde du spectacle et de la magie, il découvre le cinématographe lors de la première projection publique donnée par les frères Lumière le 28 décembre 1895. Il réalisera près de 600 films, plein de magie et d’ingéniosité. Considéré comme le précurseur des effets spéciaux et le créateur du premier studio de cinéma (à Montreuil), il connut une renommée mondiale avec le film Le Voyage dans la lune (1902) avant de finir ruiné.

  • la rue Jean Renoir est une voie créée dans le cadre de l'aménagement de la ZAC Bercy. L'arrêté municipal du 30 novembre 1992 lui avait attribué le nom de Michel Audiard avant qu'un arrête du 14 janvier 1994 la nomme Jean Renoir.

parisJean Renoir (1894-1979), réalisateur français de cinéma est le second fils du peintre impressionniste Pierre-Auguste Renoir. Il apparaît sur de nombreuses toiles de son père, en particulier dans les bras de sa mère Gilberte ou aux cotés de son frère Claude (Coco) Ses films, longtemps incompris et mésestimés, apparaissent aujourd'hui comme ayant profondément marqué les mutations du cinéma français entre 1930 et 1950, avant d'ouvrir la porte à la Nouvelle Vague du cinéma français.

parisFrédéric Rossif (1922-1990) Documentaliste et réalisateur originaire installé à Paris en 1945, il devient tout d'abord employé à la Cinémathèque Française, avant d'entrer à l'ORTF en 1952 où il crée de nombreuses émissions, parmi lesquelles Cinq colonnes à la Une, ou La vie des Animaux. Lorsqu'il passe au long-métrage, il réalise plusieurs documentaires animaliers.

  • la rue François Truffaut est une rue du quartier de Bercy ainsi dénommée en 1993, soit antérieurement à l'annonce, en 1998, de l'installation de la Cinémathèque à proximité.

parisFrançois Truffaut (1932-1984) est un cinéaste et critique français reconnu pour être l'un des fondateurs de la Nouvelle Vague, mouvement marquant du cinéma des années 60–70. Il réalise de nombreux films allant du très novateur Les quatre cents coups en 1959 au plus traditionnel Le dernier métro en 1980.

Peut-être en avons nous oublié. Nos lecteurs experts en cinéma et en toponymie urbaine sauront nous le dire.

23/10/2015

L'hôpital Rothschild hier, aujourd'hui et demain

medium_rothschild.2.jpgAu XIXe siècle, un premier hôpital Rothschild est fondé au n° 76 rue de Picpus par le baron James de Rothschild. Il a pour vocation de soigner les personnes de confession juive.

Entre 1912 et 1914 un nouvel hôpital Rothschild a été construit par l'architecte Lucien Bechmann (1880-1968) à l'initiative du Baron Edmond de Rothschild (1845-1934).

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Déclaré hôpital auxiliaire militaire durant la guerre de 1914-1918, il reçut sans distinction religieuse les blessés du front et les civils victimes de la guerre.

Le 1er janvier 1954, après quarante années de gestion privée, Rothschild a été donné à l'Administration centrale de l'Assistance Publique contre le versement d'un franc symbolique.

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L'ancienne entrée de l'hôpital au 30 bd de Picpus

A partir de 2005, un projet de reconversion de l’hôpital en établissement de gériatrie et de rééducation pour adultes est lancé. L’atelier d’architecture Bruno Gaudin est choisi pour la construction d’un nouveau bâtiment de 31.000 m2. Le nouvel hôpital Rothschild ouvre en 2010. Son projet médical s'articule autour de trois spécialités : la Gériatrie, la Médecine Physique et de Réadaptation et d'Odontologie. Son entrée est désormais située au 5 rue de Santerre.

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Demain le Campus Picpus

Inoccupé pendant plus de 5 ans, le bâtiment du 30 bd de Picpus a été un moment occupé par le collectif Droit Au Logement.

L'Assistance Publique Hôpitaux de Paris qui a entrepris sa reconversion en un centre de formation aux mét-ers d'infirmière a confié à l'architecte Dominique Perrault la réhabilitation des 14 500 m2 qui composent le bâtiment.

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parisEn avril dernier la Maire du 12e, la Direction de l'hôpital et l'architecte Dominique Perrault ont présenté le projet lors d'une réunion publique tenue à l'hôpital. Un accent particulier a été mis sur la sécurisation nécessaire du chantier en raison de l'établissement scolaire voisin.

Le chantier est en cours pour une livraison prévue en 2017.

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22/10/2015

Une rue bien discrète. Pourquoi se cache-t-elle ?

1798432728.JPGVoilà bien longtemps que nous nous interrogeons sur la rue la plus discrète du quartier Bel-Air Sud.

Il s'agit de la rue Montesquiou-Fezensac. Ainsi dénommée le 30 août 1978, cette rue est décrite dans la nomenclature officielle des voies publiques et privées de la Ville de Paris comme longue de 110 m, large de 13 et :

Située en impasse dans l'avenue Armand Rousseau. Voie desservant le lycée et collège d'enseignement technique Elisa Lemonnier.

Elle est précisément représentée sur les plans du quartier.

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Sur place pourtant, on ne trouve aucune plaque de rue la mentionnant, et pas la moindre trace d'une voie fût-elle privée. On imagine qu'elle a été intégralement absorbée par le lycée Elisa Lemonnier.

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Les services municipaux de la voirie seraient bien inspirés de nous éclairer sur la situation de cette rue et de faire régulariser les documents qui la citent.

montesquiou-abbe.jpgL'abbé François-Xavier-Marc-Antoine, duc de Montesquiou-Fézensac (1756-1832) est un homme politique français.

Il fut duc et pair, ministre d’État, député aux États généraux dont il fut deux fois le Président, membre du gouvernement provisoire de 1814, ministre de l'intérieur en 1815, ministre d’État, membre de la Chambre des pairs. 

L'ordonnance de 1816 le fit entrer à l'Académie en remplacement du cardinal Maury, il s'abstint d'assister aux séances, ne se considérant pas comme régulièrement élu. Membre de l'Académie des Inscriptions.

 
 

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20/10/2015

La RATP aime-t-elle les touristes ?

Ce jeudi matin là, une touriste anglaise qui vient de quitter son hôtel avenue Daumesnil, se prépare à prendre le métro place Félix Eboué en direction du centre de Paris. Elle y accède par la plus visible et la plus "parisienne" des bouches de métro de la place.

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Arrivée en bas de l'escalier, elle se voit dans l'impossibilité d'acheter un titre de transport : pas de guichet de vente, pas de machine délivrant des tickets, uniquement une machine de recharge de carte Navigo. L'usager occasionnel sans ticket est prié de sortir !

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C'est ce que doit faire notre touriste qui remonte en surface et constate à postériori qu'un avertissement aurait pu la mettre en garde - sous réserve de l'avoir vu en descendant.

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Et que dit l'avertissement ? que pour acheter des tickets, il faut entrer par la bouche située au 4 place Félix Eboué. Qui pourra aider cette pauvre anglaise à localiser le 4 place Félix Eboué ? Et comment justifier que le principal accès Daumesnil n'accepte pas les usagers occasionnels faute d'avoir installé une machine ?

Et lorsqu'elle aura pu se procurer un ticket, les ennuis de notre anglaise se poursuivront avec des tourniquets impraticables pour les porteurs de bagages.

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Quand la RATP se décidera-t-elle à abandonner le petit ticket magnétique datant de 1973 et transformera-t-elle la carte Navigo en une carte rechargeable à l'image de l'Oyster Card londonienne ?

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À Londres, ou le passage avec des bagages ne pose aucun problème puisque toutes les stations offrent un passage accessible aux porteurs de valises et de voitures d'enfants. Sans compter la présence presque systématique de personnel prêt à venir en aide aux usagers en difficulté.

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08:13 Publié dans Voirie Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : paris

19/10/2015

Les paysagistes à l'honneur : le square Charles Peguy

parisAlors que nous ne manquons pas une occasion pour citer les architectes et les urbanistes qui façonnent le paysage de notre ville, il serait injuste de ne pas faire l'éloge de ceux, les paysagistes, qui dessinent nos espaces verts. Nous voulons ici réparer cette anomalie en vous les faisant connaitre.

Créé en 1989, le square Charles-Péguy , le square a une superficie de 13 045 m2. En 2008, il a été agrandi d'un"Sentier Nature" de 2860 m2.

Ce jardin a été réalisé par l'architecte Alain Gilot et les paysagistes Liliane Grunig-Tribel. Sur leur site, on peut lire : Le jardin Charles Péguy joue un rôle de liaison entre deux quartiers autrefois séparés par une emprise S.N.C.F.

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Le square Péguy en décembre 1988 (Cliquez pour agrandir)

Pivot du secteur Sahel Montempoivre, il ménage des espaces de jeux d'enfants, des lieux de repos et de lecture ainsi que des gradins circulaires orientés au soleil en fin d'après midi.

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Captives, spectacle de plein air à Charles Péguy en 2008

En 2009, la fontaine et l'escalier d'eau qui occupaient le centre du jardin ont, pour le bonheur des usagers, été remplacés par de la végétation et une pyramide de cordes qui fait la joie des enfants.

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parisL'atelier GRUNIG-TRIBEL a été créé en 1991 par l'association de Liliane GRUNIG et François TRIBEL. Liliane GRUNIG a officiellement pris sa retraite le 31 décembre 2004. L'atelier continue sous la direction de François TRIBEL (photo).

L'atelier GRUNIG-TRIBEL est également concepteur (en 1996) de la Grande serre (dite Rain-Forest) du métro Météor à la station Gare de Lyon.

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16/10/2015

Un nouveau souffle pour les pavillons de Paris ?

parisParis compte 24 pavillons dont une quinzaine sont actuellement fermés au public, la plupart des autres sont exploités comme restaurants par des sociétés privées dont les contrats arrivent à échéance. Huit de ces pavillons sont situés dans le 12e.

Le 24 septembre dernier, la Ville a lancé un appel à idées afin de "réinventer" ces pavillons et les ouvrir plus largement au public. Objectif annoncé : faire émerger des propositions qui sortent du restaurant ou du glacier.

Cet appel à idée est indépendant des attributions de contrats d'occupation qui feront l'objet de procédures d'appel public à concurrence courant 2016-2017.

Les pavillons situés dans le 12e (cliquez pour télécharger les fiches correspondantes) :

  • Plateau de Gravelle – route du Pesage – Bois de Vincennes – 75012 (actuellement exploité en restaurant)
  • Pavillon de la Terrasse – avenue du Maréchal Leclerc – 75012 Saint-Maurice (photo ci-dessous)

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et dans le Jardin d’agronomie tropicale, 45 bis avenue de la Belle Gabrielle - Bois de Vincennes 75012 :

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Le pavillon du Congo en 1906 et en 2008 (cliquez pour agrandir)

Même s'ils sont moins dégradés, certains de ces pavillons sont dans un état qui demandera de gros travaux de restauration et de mise en sécurité avant de les ouvrir au public. Qui devra prendre en charge les investissements correspondants ?

07:33 Publié dans Voirie Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paris

09/10/2015

L'hôtel Motel One Porte Dorée s'apprête à prendre forme

parisSouvenez vous : en janvier 2012, nous avions réagi à la consultation annoncée par la délibération 2012 DU 84 du conseil de Paris : Lancement d'une consultation pour la cession d'une emprise en vue de la réalisation d'un programme hôtelier, 295 avenue Daumesnil (12e).

parisLe 295 avenue Daumesnil, c'est ce petit terrain adjacent au palais de la Porte Dorée alors occupé alors par le Service des Aménagements et des Grands Projets (SAGP) de la Direction de la Voirie et des Déplacements (DVD). L'idée d'y voir construire un complexe hôtelier nous avait fait frémir et nous avait inspiré cette fiction.

parisEn février 2013, le conseil de Paris a voté (2013 DU 41) la signature d'une promesse de vente à Vinci Immobilier Développement Hôtelier du terrain de 3616 m2 situé au 295 avenue Daumesnil, en vue de la réalisation d'un hôtel 3 étoiles à l'enseigne Motel One, une chaine allemande dont ce sera la première implantation en France.

Le concours d'architecture a retenu le projet présenté par le cabinet MCBAD : 

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Projet lauréat de MCBAD - Cliquez pour agrandir

L'hôtel comportera 255 chambres sans restaurant. Le parking automobile en sous-sol est limité à 48 places. Le nombre d'emplois créé est estimé à 45 Equivalent Temps Plein. Aux dernières informations, l'ouverture est annoncée pour 2017.

En mars 2015, la Commission du Vieux Paris a examiné le Permis de Construire (PC 075 112 14 V 0050) relatif à cet hôtel. Après avoir interrogé la direction de l'Urbanisme qui a rappelé que le site est constructible au regard du PLU et qu’il n’a pas été réservé pour l’implantation d’un espace vert, elle concluait :

La Commission observe que la très grande proximité spatiale entre ce projet d’hôtel de huit niveaux et le musée de l’histoire de l’immigration d’échelle moyenne, sur laquelle sont réglés les bâtiments construits en périphérie, serait de nature à en modifier la perception.

Elle constate que l’implantation de ce nouveau volume viendrait masquer en partie le côté est du musée, dont le caractère moderne très épuré fait contrepoint au décor foisonnant de la façade, sculpté par Alfred Janniot.

Elle s’inquiète également de la couleur à venir et du traitement de surface des façades de l’hôtel qui pourraient contredire, en raison d’un contraste trop fort, l’oeuvre d’Albert Laprade et de Léon Jaussely. La Commission demande pour cela que le projet d’hôtel puisse encore évoluer de façon à s’inscrire dans un rapport architectural et urbain avec le Cité de l’immigration mieux équilibré.

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Inévitablement, un certain nombre de nos lecteurs estimeront que le voisinage entre cette construction et un monument classé d'un tout autre style est totalement incongru. Si, une fois de plus, nous regrettons l'incessant accroissement de la densité du bâti parisien, nous sommes convaincus du grand savoir faire du cabinet MCBAD qui a su, aussi près du Palais de la Porte Dorée, ne pas en accaparer la vedette. Notre fiction de 2012 était donc exagérément pessimiste !

Ce genre de voisinage courant à Londres ou à Berlin est encore le plus souvent combattu des parisiens. Il est pourtant la marque d'une capitale moderne qui sait prouver sa vitalité, sans néanmoins détruire son patrimoine.

Et pour vous en persuader, voici un projet auquel nous avons heureusement échappé.

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Projet de l'Atelier Arago - Cliquez pour agrandir